|
Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL). |
Dimanche 13 septembre 2009.
Les maffias politiques libanaises armées doivent
être désarmées par la force si nécessaire.
Autrement, le démocratie au Liban restera paralysée.
I- Notre idéal est la sécurité et la prospérité des libanais :
1
Le citoyen libanais a le droit au moins de rêver à une armée de l’Etat qui se
réveille pour imposer le respect de la Constitution et des lois libanaises sur
tout le territoire du Liban.
2
Nous rêvons à une armée qui contrôle toutes les frontières du Liban pour
empêcher efficacement toute entrée d’armes ou de terroristes au Liban.
3
Nous rêvons à une armée qui ratisse tout le Liban, maison par maison, quartier
par quartier, village par village, ville par ville, pour confisquer toutes les
armes disponibles en dehors de la légalité de l’Etat libanais.
4
Nous rêvons à une armée qui impose le travail des députés au parlement à raison
de 40 heures de présence par semaine et que tous les dialogues pour former un
gouvernement et réformer les lois soient faits dans la salle de réunion du
parlement avec transmission télévisuelle pour assurer la transparence.
5
Nous rêvons à une armée qui impose une vraie démocratie où une majorité de
députés désigne les ministres du gouvernement sans aucune soumission au chantage
ou menace de quiconque qu’il soit de l’intérieur ou de l’extérieur du Liban.
6
Nous rêvons à une armée qui dissout tout parti ou groupe de personnes qui ne
respectent pas les lois libanaises,
7
Nous rêvons à une armée qui protège l’indépendance de la justice et des juges et
exécute toutes les décisions judiciaires pour punir toute personne qui ne
respecte pas les lois quel qu’il soit son rang social.
8
Nous rêvons à une armée qui impose l’application des décisions du gouvernement
qui applique les choix politiques de la majorité parlementaire, dans le respect
de la Constitution et de toutes les lois libanaises. L’équilibre religieux peut
être atteint sans donner du pouvoir à des chefs de l’opposition parlementaire.
9
Nous rêvons à une armée qui empêche toute ingérence des pays limitrophes dans
les affaires libanaises.
10
Nous rêvons à une armée qui impose la séparation du pouvoir de l’Etat laïque
libanais de toute ingérence du clergé religieux.
11
Nous rêvons à une armée qui dissout tout parti libanais lié à une secte ou une
religion ou un parti politique étranger.
12
Nous rêvons à une armée qui assure la confiance du citoyen envers un Etat où il
y un équilibre strict du partage des postes des fonctionnaires entre musulmans
et chrétiens à tous les niveaux de la hiérarchie. Nous voulons la suppression de
la méfiance religieuse entre les citoyens et l’administration de l’Etat. Les
fonctionnaires ne doivent pas être placés dans l’administration de l’Etat laïque
par des pouvoirs religieux ou des clans politiques. Les fonctionnaires doivent
rester apolitiques et ils sont embauchés exclusivement par concours.
13
C’est la voie politique réclamée par le militant dans l’Association pour la
Démocratie Forte Transparente au Liban.
II – La réalité actuelle en septembre 2009 :
1
Saad HARIRI n’a pas pu former un gouvernement après 73 jours de négociations
politiques en raison des chantages et des menaces de chefs de maffias armées qui
méprises la démocratie.
2
Depuis 2005, toutes les tentatives d’application de la démocratie butaient sur
un seul sujet : les menaces de guerre civile en raison de la présence de groupes
armées terroristes endoctrinés liés à des chefs de maffias politiques au Liban.
Ces chefs de clans sont de plus liés à des doctrines religieuses ou raciales qui
dépassent les frontières du Liban.
3
La majorité parlementaire d’avant juin 2009 avait cédé aux chantages de ces
chefs de maffias. Elle n’a pas appliqué les résolutions des Nations Unies
Numéros 1559 et 1701 concernant le désarmement des milices au Liban. Elle a
laissé Nabih BERRI bloquer le parlement pendant deux ans. Elle a laissé des
milices bloquer le centre économique de Beyrouth pendant deux ans. Elle a fait
élire Michel SLEIMAN à la présidence de la République alors qu’il n’est pas issu
de la majorité parlementaire et uniquement en raison des chantages des maffias
politiques armées libanaises. Elle a laissé l’infiltration de toute
l’administration de l’Etat libanais par des personnes dangereuses mises en place
par le régime syrienne de la période de l’occupation du Liban par l’armée
syrienne. Elle n’a pas pu mobiliser l’armée libanaise dans le sens de
l’application de la Constitution et des lois démocratiques. Et elle n’a pas su
organiser des moyens militaires pour contrer ces milices armées de ces maffias
en cas de besoin.
4
Les forces politiques du groupe de 14 Mars nous ont fait croire qu’après les
élections du 7 juin 2009, elles allaient enfin appliquer la démocratie. C’est le
contraire qui se produit malgré leur réussite de garder la majorité
parlementaire. Dès le lendemain des élections, Walid JOUMBLATT a trahi son
électorat et a commencé à faire des déclarations raciales et sectaires
contraires à son programme électoral. Saad HARIRI est devenu rapidement ambigu.
Il a voulu défendre le symbole « Le Liban d’abord », mais en même temps il a
ouvert les promesses de partager le pouvoir avec ses dangereux adversaires,
chefs de maffias armées pro syriennes. Notre choc est énorme quand on a vu la
majorité parlementaire contribuer à la réélection de Nabih BERRI, adversaire de
la majorité, comme président du parlement alors qu’il était à l’origine du
blocage du fonctionnement de l’Etat pendant deux ans et qui a régulièrement agi
comme un représentant politique des milices armées illégales au Liban. Saad
HARIRI a ensuite cédé aux chantages de l’opposition et nous avions failli voir
une composition d’un gouvernement où l’opposition dominerait les pouvoirs de
l’Etat, la majorité apparaîtrait soumise et paralysée.
5
Pour un vrai démocrate, tous les prétextes présentés par les médias libanais
pour prétendre que ces chefs de maffias sont incontournables en raison de leur
représentativité dans la mosaïque libanaise de sectes et religions ne sont pas valables. La vérité est
que la majorité parlementaire n’a pas voulu appliquer les lois démocratiques et
le respect du mandat électoral pour la seule raison de la présence de milices
armées terroristes au Liban. La majorité ne veut pas assumer son devoir
militaire de son programme politique.
III- La position de l’ADFTL :
1
Nous pensons que la majorité
parlementaire actuelle doit se ressaisir et agir par l’application immédiate de
la Constitution, et des lois libanaises. Le désarmement
des milices des maffias pro syriennes est le point fondamental pour espérer
toute évolution favorable au Liban. Tant qu’il y a des personnes hors la loi sur
le sol libanais toutes les promesses de la majorité pour des réformes sont
illusoires.
2
Cette majorité doit inviter
l’armée libanaise à appliquer à la lettre les décisions politiques de la
majorité en commençant par le désarmement des milices.
Si l’armée ne suit pas, la majorité doit immédiatement prendre les armes et
défendre le pays contre tous ceux qui ne se soumettent pas à l’Etat libanais
démocratique. L’équilibre des appartenances religieuses des membres de la
majorité doit être préservé pour empêcher les ennemis de transformer notre cause
juste à une mascarade de conflits raciaux et religieux. Il y a des libanais
évolués et démocrates dans toutes les communautés confessionnelles du Liban. Le
noyau dur de la force de la majorité doit être les laïcs libanais et non des
délégués des chefs religieux.
3
Nous pensons que tout retard dans les prises de décision ne peut qu’aggraver la
situation, puisque les milices pro syriennes qui s’opposent à l’indépendance
et à la neutralité du Liban continuent à s’armer. Quand les chefs des
maffias libanaises prétendent qu'il faut attendre les négociations avec des pays
arabes pour résoudre les problèmes du Liban ils ne servent pas l'intérêt du
peuple libanais. Leur but est de marchander leurs actions au Liban en se vendant
au plus offrant! Le Liban risque de devenir
un champ de bataille. La Syrie a un projet d’annexion du Liban. L’Etat libanais
doit avoir les moyens de dissuader la Syrie de toute ingérence au Liban.
4
La neutralité du Liban
est une exigence fondamentale pour la pérennité et la paix au Liban dans un
Moyen Orient ravagé par des mentalités extrémistes raciales et religieuses. Le
Liban doit respecter les droits de l’homme mais il n’a pas les moyens de faire
le gendarme du Moyen Orient. L’hostilité contre le régime syrien sectaire et
dictatorial n’est pas une hostilité contre le peuple syrien. Nous voulons
défendre le peuple du Liban contre tout ennemi, même s’il est libanais.
|
Liens: -
Vous pouvez choisir les pages arabophones ou anglophones en cliquant
La seule adresse Web de l'Association est :
Le seul Email de la Direction de l'Association est:
Nom de l'Association sur les pages
arabophones:
- - |