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Jeudi 10 septembre 2015. Samir GEAGEA est le meilleur sur la scène politique qui a une base populaire et qui est un homme d’état cohérent pour l’avenir des libanais.
Cela dit, nous ne sommes pas d’accord avec lui sur certains sujets et c’est normal, nous luttons pour la démocratie et le débat libre…
Le parlement est illégal puisque les députés avaient fini leurs mandats et ils n’ont aucun droit de se prolonger. Donc il nous faut l’application de la Constitution et faire des élections parlementaires libres selon la loi actuelle électorale sans menaces ni corruption pour ensuite élire un président.
On est gêné de sa défense du maintien d’un gouvernement défaillant d’autant plus qu’il est illégal et contenant des représentants de partis terroristes hors-la-loi. Il est inacceptable de considérer des milices armées hors-la-loi comme terroristes et en même temps les accepter dans un gouvernement !
Si nous accusons la plupart des politicards libanais de coupables de la situation actuelle, c’est bien pour éviter de nommer certains et de s’exposer à des procédures interminables et injustes aux tribunaux mais chaque homme politique connaît certainement ses fautes. Il y a tellement de corruption au point qu’au lieu de faire confiance nous préférons espérer écarter du pouvoir la plupart parmi ses politiciens. Comme nous sommes démocrates, il faut que le peuple vote contre eux après une campagne électorale saine. L’homme politique sain reviendrait au pouvoir uniquement par les votes aux urnes.
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INFORMATIONS VENANT DES MEDIAS :
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Geagea : Que quelqu’un m’explique le résultat de toutes les heures de dialogue
Tout en dénonçant l'inutilité des discussions, le président des Forces libanaises, en visite à Doha, a appelé à les restreindre au dossier de la présidentielle.
OLJ/10/09/2015
Après la clôture de la première réunion de la table de dialogue hier au siège du Parlement, et l'annonce de la date de la prochaine séance, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, s'est demandé, dans un tweet : « Quelqu'un peut-il m'expliquer quel a été le résultat de toutes les heures de dialogue ? »
En visite à Doha, M. Geagea avait déjà posé cette position lors d'un dîner organisé mardi soir en son honneur à l'hôtel Ritz Carlton par les Amis des FL au Qatar, en présence de la députée Sethrida Geagea, de l'ancien ministre Tony Karam, du responsable des relations extérieures des FL, Pierre Bou Assi, du coordinateur des FL dans le Golfe, Fadi Salamé, du chargé d'affaires de l'ambassade du Liban, Marwan Francis, de l'attaché militaire du Liban près le Qatar, le général Sadek Tleiss, ainsi que de nombreux hommes d'affaires et des figures de la colonie libanaise, issues de toutes les communautés.
Dans une allocution, Samir Geagea a souligné que le déblocage du Parlement passe d'abord par l'élection d'un nouveau président de la République. « Tant qu'un président n'est pas élu, le Parlement siège en collège électoral. Pour résoudre le problème du législatif, il est impératif d'élire un président », a-t-il déclaré.
Évoquant la démission des ministres du Hezbollah et de leurs alliés du cabinet du Premier ministre Saad Hariri, en janvier 2011, sous le prétexte des faux témoins, il s'est demandé: « Où sont ces faux témoins aujourd'hui ? Vous me conviez à un dialogue, alors que ce qui est demandé est tout autre. »
La démarche à suivre, selon lui, serait de « restreindre le dialogue à la seule clause de la présidentielle : le Hezbollah doit prendre la décision de ne pas boycotter les séances électorales ».
« Le gouvernement est responsable »...
Il a souligné par ailleurs que « la crise des déchets a unifié les Libanais, de toutes les régions, de tous les partis et de toutes les appartenances autour d'une même catastrophe ». Même si « ce ne sont que les fléaux qui nous rapprochent malheureusement », il a appelé à « tirer des leçons de cet épisode » pour consolider l'unité. Il a appelé surtout tous les Libanais, y compris ceux de la diaspora, à « identifier la crise actuelle, afin d'en définir l'issue adéquate. Bien sûr, à chaque crise, c'est la même rengaine qui revient : c'est la faute aux politiciens. Mais cela n'est pas tout à fait vrai. Moi, personnellement, je n'ai jamais fui mes responsabilités, et j'ai présenté mes excuses, il y a cinq ans, devant le peuple libanais, pour les erreurs commises pendant la guerre civile », a-t-il déclaré.
Il a néanmoins reconnu que « la responsabilité incombe toujours à ceux qui sont aux commandes : on ne peut mettre sur un pied d'égalité le chauffeur et les passagers du bus ». Tout en exprimant son souci de ne pas se « dérober à (ses) responsabilités », il a dit : « Notre décision de ne pas prendre part au gouvernement n'était pas irréfléchie : tout parti politique souhaite accéder au pouvoir, mais pour autant que ce pouvoir soit capable d'accomplir le minimum requis. Or nous avions perçu à l'avance l'incapacité du cabinet à assumer ses fonctions. Nous avions décidé de renoncer à y participer, non par abstention gratuite – étant donné que nous faisons de la politique –, mais parce que nous ne nous engageons que dans un travail qui sert le peuple. »
« La responsabilité incombe aujourd'hui à ceux qui sont au pouvoir, pour leur incapacité à régler le plus minimal des problèmes, à savoir celui des ordures. » « Cette crise s'est amplifiée au point de menacer notre identité nationale », a-t-il même estimé. S'il s'est rallié à la grogne populaire, Samir Geagea a défendu en même temps le maintien de ce même gouvernement qu'il a tenu pour responsable de la crise. « Lorsque les manifestants civils ont réclamé la démission du Premier ministre, Tammam Salam, je l'ai exhorté à ne pas démissionner, afin de ne pas entraîner le pays dans un vide institutionnel », a-t-il confié.
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