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Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL). Page principale: en français, en anglais, en arabe. www.lebanese-transparent-democracy.org/fr/indexfr.html webmaster@lebanese-transparent-democracy.org < Je travaille pour retarder la mort et améliorer la qualité de vie de tout être humain chez tous les peuples >. Réflexions sur les actualités politiques et socio économiques libanaises. |
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Commentaires de l'ADFTL: 5 avril 2012. Pourquoi y-a-t-il des assassinats politiques au Liban ? http://www.lebanese-transparent-democracy.org/fr/12fr/fr-actu-120405.htm
I – La culture du chef politique adoré domine comme pour un dictateur. II – Ces dictateurs politiques font de la politique un commerce. III – Le régime syrien de Bachar ASSAD exploite ces dictateurs libanais en utilisant des offres et des menaces pour dominer le Liban. IV – La solution est la création de partis libanais laïques comme des institutions et de les faires diriger par des conseils exécutifs d’au moins 25 membres pour chaque parti.
I – La culture du chef politique adoré domine comme pour un dictateur. Pour essayer de comprendre les raisons des assassinats politiques au Liban, nous allons préciser nos convictions sans vouloir accuser aucun des dirigeants libanais actuels. Il ne s’agit pas de dénoncer nommément certains chefs, mais le citoyen averti connaît les uns et les autres de nos chefs politiques et leurs comportements. Nous parlons pour aider le peuple libanais pour trouver son chemin d’une vraie démocratie qui manque actuellement. Les partis actuels au Liban sont assimilés à un chef politique ou sa famille, malgré des apparences de concertations avec des membres du parti pour les encourager à militer. Le libanais s’accroche à un chef de façon émotionnelle et chaque parti devient un instrument utilisé pour la gloire du chef. Cela crée des clans qui se détestent. Les actes des adversaires sont systématiquement combattus. La politique est assimilée à des luttes de clans. Au lieu de recherche de convergences de vues pour investir dans le pays, les clans se déchirent pour se partager les revenus de l’Etat. II – Ces dictateurs politiques font de la politique un commerce. Il y a donc au Liban, non pas des dirigeants provisoires de partis mais des petits dictateurs féodaux. Leurs buts est le maintien et l’augmentation de leurs pouvoirs et avantages, avant toute idée de morale sociale ou de réforme pour le bien commun du peuple du Liban. Comme chaque petit dictateur cherche à monnayer ses alliances, on voit facilement des chefs qui changent d’orientation politique au gré des évènements et des bénéfices qu’il peut en tirer. III – Le régime syrien de Bachar ASSAD exploite ces dictateurs libanais en utilisant des offres et des menaces pour dominer le Liban. Le petit dictateur libanais qui refuse de se soumettre au grand dictateur syrien, le régime de Bachar ASSAD, en contrepartie de certaines offres, risque alors d’être menacé de se faire assassiner. Cette application est valable pour les politiciens libanais mais aussi pour les chefs religieux, les journalistes influents, les riches et les grands dirigeants des services de l’Etat libanais.
IV – La solution est la création de partis libanais laïques comme des institutions et de les faire diriger par des conseils exécutifs d’au moins 25 membres pour chaque parti. Comment préserver les vies humaines des dirigeants libanais tout en protégeant leurs indépendances vis-à-vis des ingérences terroristes étrangères et des clans libanais ? Certes, nous pensons à une bonne et forte armée du Liban. Nous pensons à une forte et compétente police libanaise. Nous pensons à un bon service d’enquête judicaire et une justice indépendante et rapide. Nous pensons aussi au désarmement de tous les résidents sur le territoire libanais. Mais tout cela n’est pas acquis actuellement au Liban ! Les réformes seront lentes et difficiles à cause de l’infiltration dans tous les services de l’Etat, de personnes endoctrinées contre l’édification de l’Etat démocratique moderne au Liban. Nous pensons à moderniser le fonctionnement de l’action politique au Liban et en même temps trouver des moyens organisationnels pour décourager les terroristes de faire des assassinats. En effet, quand un chef tyran pense qu’il peut changer l’évolution des pouvoirs dans un pays en assassinant un chef politique, il suffit de diluer les responsabilités des décisions du parti en créant un conseil exécutif très large, dépassant 25 membres, qui légifère et exécute des décisions au nom du parti au lieu d’afficher que les décisions soient prises par un seul chef charismatique. A la fois, on se débarrasse de la mauvaise culture libanaise d’adorer aveuglement un chef, d’améliorer la modération et la productivité des partis, et pour des partis à équilibre confessionnel entre chrétiens et musulmans nous éliminerons la méfiance entre les membres de religions différentes. Ce qui renforce également l’évolution vers la laïcité de l’Etat. Ce qui mettra aussi fin au commerce politique et les luttes aveugles des clans féodaux. Disons aussi que tant que le peuple libanais n'est pas capable de réagir rapidement dans la rue par des manifestations massives contre ces actions criminelles, on peut s'attendre que les terroristes se croient intouchables et encouragés dans leurs tyrannies.
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L'Association pour la Démocratie Forte Transparente au Liban (ADFTL) n'est pas responsable des informations collectées dans les médias libanais. Elles sont remises en vue d'aider à la recherche de la vérité. |
Qui veut assassiner Samir Geagea ?
05/04/2012
Des tueurs professionnels ?
Le 14 Mars appelle le gouvernement à transmettre le dossier au TSL.
Le président du parti des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a réchappé de justesse hier matin à une tentative d’assassinat alors qu’il se promenait avec ses gardes du corps dans sa résidence de Meerab, hors du bâtiment qui abrite ses bureaux et son domicile. M. Geagea a été visé par deux balles tirées par des snipers qui se trouvaient apparemment à près d’un kilomètre et demi de sa résidence.
C’est dans son QG de Meerab, quadrillé par l’armée et les Forces de sécurité intérieure peu après l’incident, que le leader des FL a tenu une conférence de presse dans l’après-midi pour raconter les circonstances de l’attentat qui a failli lui coûter la vie, à 11h33 précises.
Samir Geagea a expliqué qu’il ne devait son salut qu’à la beauté d’une fleur sauvage qu’il s’est penché pour cueillir. « Je me promenais avec mes gardes du corps. J’ai aperçu une jolie fleur et je me suis penché pour la cueillir. J’ai aussitôt entendu deux coups de feu. Heureusement que mes hommes étaient loin de moi. Je suis resté à terre pendant quelques instants. Puis, nous avons aperçu deux trous dans le mur. Nous avons immédiatement appelé les forces de sécurité, qui ont inspecté les lieux et extirpé les balles. Il s’est avéré qu’elles avaient été tirées à partir d’une distance supérieure à un kilomètre, par apparemment plus d’un sniper. Le calibre de ces balles, l’une de 12,7 et l’autre de 14,5 mm, prouve que nous avons eu affaire à de l’armement sophistiqué », a affirmé M. Geagea, d’entrée en matière.
Le chef des FL a remercié l’armée et les FSI, ainsi que toutes les institutions de l’État, pour leur promptitude à réagir et lancer une traque de grande envergure à travers les bois avoisinant Meerab pour mettre la main sur les criminels. « J’avais l’habitude de dire que les tentatives d’assassinat visaient à transmettre un message. Cette fois, ce n’était pas un message. L’objectif était que ce message soit bel et bien le dernier. C’est le Très-Haut qui m’a protégé et qui a protégé les jeunes qui se trouvaient autour de moi, qu’Il en soit remercié », a-t-il dit.
« Cela fait 40 ans qu’un certain camp répond à nos discours politiques par des assassinats », a indiqué Samir Geagea. Il a ensuite lié cet attentat à celui qui a coûté la vie à Rafic Hariri, le 14 février 2005, estimant que ce dernier avait été pris pour cible « parce qu’il avait pris à l’époque une certaine envergure et qu’il était désormais clair pour ses adversaires que le peuple libanais s’était rallié à lui et qu’il allait obtenir la part du lion aux élections législatives de 2005 ». « Nous sommes à un an des élections », a-t-il dit. Et de replacer cette tentative d’attentat dans le cadre de celles qui ont visé les leaders du 14 Mars depuis Marwan Hamadé en octobre 2004. Il a d’ailleurs mis en garde tous les leaders du pays, les invitant à prendre des mesures de sécurité contre ce qui paraît être un retour à la vague d’attentats.
« Nous sommes confrontés à un nouvel épisode de la série d’actes terroristes, d’assassinats et de crimes. Nous avions pensé que cela avait pris fin avec l’accord de Doha, mais il semble que tout cela soit de retour. Nous remercions Dieu qu’ils soient repartis bredouilles et souhaitons qu’il en soit toujours ainsi », a-t-il noté.
S’il s’est gardé de lancer des accusations contre une partie précise, Samir Geagea a dit : « Je sais qu’il y a un camp important qui se trouve derrière ce climat, mais je ne me permets pas d’adresser une accusation quelconque.
En fin de compte, il n’y a que ce qui est juste qui finit par prévaloir. » Il a toutefois précisé que la partie à l’œuvre était professionnelle, compte tenu de l’arme utilisée de cette distance. Et d’expliquer que cette opération avait probablement nécessité la mise en place de moyens technologiques très modernes à une distance de trois à six kilomètres pour surveiller Meerab et d’une surveillance sans relâche de 24h pour noter les faits et gestes sur un laps de temps important avant que le signal ne soit donné pour la mise à exécution de l’attentat. « J’ai évidemment mes doutes sur la partie qui est derrière cette opération », a-t-il dit, regrettant que certains persistent à vouloir continuer à réfléchir de la même manière – c’est-à-dire par le biais de la liquidation physique des personnalités politiques – « qui ne modifiera en rien nos convictions et nos positions ». « Il est évident qu’une partie interne a participé à l’opération. Ils ne sont pas venus du ciel », a-t-il ajouté.
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