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Le 28 décembre 2011. Le Patriarche maronite RAII a peur du terrorisme de Bachar ASSAD et de l’absence de protections des chrétiens de Syrie et du Liban

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Commentaires de l’Association :

1
Notre lecture des évènements est un peu différente de l’avis du texte de M. STEFANO.
2
Le Patriarche RAII a prouvé à multiples reprises que ses propos changent en fonction du niveau des pressions et chantages sur la sécurité des libanais et des communautés chrétiennes du Moyen Orient. Ses fonctions le placent en première ligne et l’obligent à s’exprimer sans être capable d’être clair dans ses propos.
3
Nous savons que même la route qui mène de Jounieh à la résidence du Patriarche à BKERKE est surveillée en permanence par les mercenaires de Bachar au Liban. Peut être qu’il serait plus prudent de ne pas s’exprimer quand on est menacé ! Les libanais sont courageux pour s’exprimer mais ils n’ont pas les moyens de défendre.
4
C’est dans ce contexte d’un religieux pris en otage que nous lisons ses propos. D’ailleurs, tout le Liban est actuellement sous surveillance des terroristes de Bachar. La preuve, M. Saad HARIRI , ancien premier ministre, a fui le Liban depuis des mois. Pour s’exprimer au Liban, il faut avoir les moyens de se défendre dans une zone de sécurité militarisée ou bien s’exprimer dans le sens des souhaits des chefs de maffias en place.
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En tout cas, le Patriarche RAII n’est pas représentatif de l’opinion publique chrétienne au Liban qui est contre le tyran Bachar ASSAD. Il cherche seulement à protéger son église.

 

 

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Informations venant des médias :

Incorrigible, le Patriarche maronite défend le dictateur syrien Bachar Al-Assad

Stefano B.C. (Rome)

En une phrase, Béchara Raï a effacé le combat de ses prédécesseurs, menés durant des dizaines d’années pour la souveraineté libanaise

mercredi 28 décembre 2011

Recevant une délégation syrienne de la ville de Tartous, Béchara Raï a succombé, une fois de plus, à la « tentation de faire cohabiter les victimes et leur bourreau ». Le Patriarche a affirmé que « les Libanais et les Syriens étaient un seul peuple dans deux pays », reprenant ainsi la vieille formule chère au régime syrien, utilisée dans sa conquête du Liban.

Le patriarche maronite, Béchara Raï, a refusé ce mardi que l’Orient se transforme en une « terre de fer et de feu », rejetant la violence d’où qu’elle vienne. Mais, en insistant devant la délégation des avocats de la ville syrienne de Tartous, sur « les réformes engagées par le président Bachar Al-Assad depuis mars dernier » (réformes inexistantes au demeurant), le Patriarche semble se moquer du peuple syrien, au moment où ce dernier dénonce les massacres qui ont remplacé les réformes. Le chef de l’Eglise maronite, l’un des piliers du Liban indépendant et souverain, a en effet défendu « les réformes qui viennent de l’intérieur, car celles qui viennent de l’extérieur sont destructrices » !

Une fois de plus, le Patriarche appelle indirectement le peuple syrien à se soumettre à son bourreau et à accepter ses réformes entachées de sang. Pire encore, Raï invite les Libanais à cohabiter avec leur bourreau syrien, qui les a massacrés durant 30 ans au nom de la fraternité, et qui a longtemps prôné la formule « un seul peuple dans deux pays » que l’idéologie du Baas syrien a tenté de concrétiser en occupant le pays du Cèdre.

Les propos de Raï contrastent avec le discours traditionnel de ses prédécesseurs. L’Eglise maronite, fondatrice du Liban moderne et protectrice de son indépendance et de sa souveraineté, a payé cher sa politique face à l’hégémonie syrienne depuis au moins 1969 et les accords du Caire. Durant l’occupation syrienne du Liban, l’Eglise fut la principale force de résistance. Aujourd’hui, le Patriarche dilapide les acquis de son institution et met toute sa communauté en danger, en la plaçant de force dans le camp du dictateur qui, conformément à l’Histoire et à ses enseignements, finira par abdiquer et par rendre, tôt ou tard, le pouvoir au peuple.

En se mettant dans le camp perdant, et en prônant l’alliance des minorités, l’Eglise semble avoir perdu la raison. Les fidèles Maronites hésitent entre la peste et le choléra : « ou bien leurs responsables sont mal conseillés, ou, pire encore, ils sont convaincus ou achetés ! », regrettent-ils. D’ailleurs, « un vent de contestation commence à souffler au sein du Conseil des prélats, où les évêques souhaitent rester en phase avec la population et le bon sens, face au tyran et à sa folie meurtrière », avouent des sources proches du Vatican, ainsi que des personnalités proches de Bkerké. La seule lueur d’espoir vient cependant du « trop plein de sang en Syrie » qui devrait sensibiliser la communauté internationale et la contraindre à se mobiliser contre Assad pour mettre un terme à ses massacres. Ce faisant, la communauté internationale libèrerait les minorités du joug du dictateur, et donnerait sa liberté à l’Eglise maronite.

Enfin, si l’intervention internationale, y compris militaire, fut réclamée ce mardi par les Syriens de la diaspora, le Rassemblement de la jeunesse chrétienne syrienne avait prévenu, une semaine plus tôt, l’Eglise et plus particulièrement maronite, contre les dangers de sa politique. En définitive, « les Chrétiens syriens - et avec eux tous les souverainistes libanais - craignent de faire les frais des décisions irréfléchies, des propos incohérents, des complicités irresponsables ou de la corruption inadmissible qui dictent la politique de Raï ».

Stefano B.C.

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