Association pour la Démocratie Forte Transparente au Liban (ADFTL).
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Réflexions sur les actualités politiques et socio économiques libanaises.

21 OCTOBRE 2011. La révolution démocratique est nécessaire au Liban.

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Commentaires de l’Association :

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Comment peut-on continuer à supporter les dommages des manipulations des religieux des différentes confessions qui nous lient au sort des dictateurs de la région du Moyen Orient ?

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Le lien entre les alaouites de Tripoli, Hezbollah, et le régime du dictateur syrien Bachar AL ASSAD, est simplement leur idéologie religieuse commune chiite du septième siècle, quatorze siècles auparavant. Comment peut-on imaginer que des groupuscules terroristes extrémistes puissent dominer un peuple libanais assez cultivé et assez moderne ?

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L'armement de Hezbollah et des autres milices prosyriennes au Liban se fait au vu et su du gouvernement libanais soumis aux pressions du dictateur syrien.

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Les pays démocratiques et l'ONU ne viendront pas aider les libanais s'ils ne se mobilisent pas eux mêmes pour se défendre.

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Il y a donc urgence pour que le peuple du Liban descende dans la rue et manifeste la libération du pays de la dictature des féodaux libanais prosyriens qui dominent l'Etat et paralysent le démocratie en nous menaçant par leurs armes.

 

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Informations venant des médias :

 

Vives inquiétudes au Liban

La Syrie et le Hezbollah arment les Alaouites à Tripoli, au Nord du Liban, et préparent la fuite en avant de Bachar Al-Assad

Le général libanais Mustapha Hamdane menace Saad Hariri pour s’être réjoui de la mort de Kadhafi. Il semble préparer le terrain et les esprits à de nouveaux assassinats politiques

 

vendredi 21 octobre 2011 -, par Dario S. (Rome)

Les événements risquent de s’accélérer en Syrie et dans son périmètre, en Turquie, en Irak, et particulièrement au Liban. Si la Turquie est harcelée par le PKK, commandité par l’Iran et la Syrie, et si l’Irak reste un terrain de confrontation avec les Américains par terrorisme interposé, le pays du Cèdre sert à la fois d’otage entre les mains du régime de Damas, et de terrain fertile pour mettre à exécution les menaces proférées par Bachar ASSAD, qui avait promis de répandre le chaos dans la région. Il espère ainsi imposer, par la terreur, son maintien au pouvoir.

La reprise des attaques particulièrement meurtrières en Turquie (24 militaires tués le 19 octobre, après plusieurs dizaines d’autres morts ces derniers mois dans le sud-est du pays), atteste que le PKK, jadis hébergé par le régime syrien, a été réhabilité et remis en service. Selon plusieurs sources irakiennes, « l’Iran a récemment fourni des armes aux kurdes du PKK dans le Kurdistan irakien, tout en y combattant les kurdes iranien du PJAK ». Les Irakiens accusent également la Syrie d’avoir remis en service le PKK après l’avoir démantelé, le temps de la lune de miel avec Ankara. Téhéran et Damas entendent exploiter le parti d’Abdallah Oçalan pour accentuer leurs pressions sur le gouvernement turc, lui reprochant une politique hostile au programme nucléaire iranien et au régime de Bachar Al-Assad.

L’Irak redoute aussi une nouvelle flambée de violence et une succession d’attentats, à la veille du retrait militaire américain du pays. Naturellement, admettent les Irakiens, « cette violence sera attribuée à Al-Qaïda en Mésopotamie. Mais sans l’ombre d’un doute, il s’agira d’une nouvelle confrontation entre l’axe syro-iranien et les Américains sur le théâtre irakien, réduit à une boite aux lettres à travers laquelle les puissances régionales et internationales s’échangent les messages, au détriment de la vie des Irakiens ». Cette guerre préventive, voulue par Téhéran et Damas, vise d’une part à harceler Washington en vue de lui exiger des concessions, telle que l’arrêt des pressions sur Assad ou dans l’affaire du complot terroriste iranien contre l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis déjoué par ces derniers ; et d’autre part, cette guerre préventive est susceptible d’exporter les crises internes, tant iranienne que syrienne.

Mais le Liban reste le terrain le plus fertile pour cette confrontation régionale. Non seulement parce que le pays du Cèdre est l’otage de la Syrie et de ses alliés, dont le Hezbollah chiite et quelques groupuscules sunnites et chrétiens, mais surtout parce que le Liban est le point de convergence des intérêts de tous les acteurs régionaux et internationaux. Si l’Occident se dit soucieux - mais sans convaincre - du sort des Chrétiens, les Monarchies du Golfe, l’Arabie saoudite en tête, et l’Egypte, sont concernés par le sort des Sunnites. Ainsi, la fertilité du Liban et sa fragilité permettent à Damas de mettre à exécution ses menaces, à maintes fois réitérées, de provoquer l’apocalypse dans la région.

Actuellement, le moment semble opportun pour Assad, tenté par une fuite en avant pour échapper au sort du libyen Kadhafi, du tunisien Ben Ali ou de l’égyptien Moubarak. Aujourd’hui, les commentaires des activistes de la révolution syrienne, publiés sur Facebook, doivent faire peur à Assad. Non seulement ils réaffirment leur détermination à en finir avec sa dictature, mais ils lui rappellent que « Ben Ali s’est enfui, Moubarak est emprisonné, Saleh le yéménite a été brûlé (dans l’attentat de la mosquée présidentielle) et Kadhafi tué. Quelle mort choisira Assad ? ». La question est d’autant plus légitime que le feu se propage dans le pays. L’armée syrienne, épuisée par sept mois d’une guerre sans merci contre son propre peuple, donne déjà des signes de lassitude, ce qui alimente les dissidences de plus en plus nombreuses. « L’effort de guerre », fut-elle interne, épuise également les réserves financières d’un régime soumis à l’embargo, et où l’économie nationale est à l’arrêt. De ce point de vue, le régime syrien semble condamné.

Pour tenter d’échapper à son destin, Assad cherche à reprendre l’initiative. La décapitation du clan Kadhafi (sa mort, celle de ses fils Saïf el-Islam et Al-Moatassem, de son ministre de la Défense et du chef des services de renseignement sont confirmées) suscite l’espoir chez les opposants syriens qui s’inspirent des révolutionnaires libyens et qui promettent de renverser Assad. Il songe donc à faire exploser le Liban pour décompresser la situation dans son pays.

C’est dans ce climat que le site libanais « Beirut Observer » a publié, ce 20 octobre, des aveux d’un allié Alaouite de la Syrie à Tripoli (Nord du Liban). Il révèle que « le Hezbollah a stocké d’importantes quantités d’armes et de munitions dans la deuxième plus grande ville libanaise. Le parti chiite arme et finance non seulement les Alaouites à Jabal Mohsen, mais également les groupuscules liés à l’Alliance du 8 mars. Il finance aussi des personnalités proches du Courant du Futur de Saad Hariri afin de les retourner contre l’ancien Premier ministre ». Les stratèges qui ont mis en place ce dispositif cherchent à provoquer une véritable guerre confessionnelle au Liban, justifiant ainsi une intervention militaire syrienne pour « protéger les Alaouites ». En rendant publiques ces révélations, leur auteur reconnaît qu’« il s’agit davantage d’un message adressé à l’Occident et aux pays arabes, leur signifiant que ceux qui veulent renverser le Lion de Syrie (Assad en arabe) vont subir ses griffes ».

L’autre objectif de la très redoutable future bataille de Tripoli vise à accentuer les pressions sur le premier ministre Naguib Mikati, originaire de la ville, afin de le contraindre à rompre le protocole liant le Liban au Tribunal international, et à refuser de verser la contribution de Beyrouth à son financement.

De la même façon, les stratèges syriens et iraniens accentuent leurs pressions sur le leader druze Walid Joumblatt dans son fief du Chouf, à travers le renforcement de son rival Wiäm Wahhab, armé et financé par Téhéran et le Hezbollah. En encerclant Joumblatt, le parti de Hassan Nasrallah cherche à l’empêcher de rejoindre son ancienne majorité souverainiste (Alliance du 14 mars) à la faveur de l’affaiblissement d’Assad. Joumblatt venait en effet de défendre le Tribunal international et de réclamer la justice pour « les martyrs de la seconde indépendance du Liban (2005) ». Il avait également dénoncé le recours excessif à la répression en Syrie.

Pour compléter le tableau, le général Mustapha Hamdane, emprisonné pendant près de quatre ans pour son rôle présumé dans l’attentat contre Rafic Hariri, vient de menacer Saad Hariri. Ce dernier venait en effet de se féliciter de la mort du dictateur Kadhafi, mais surtout de souhaiter aux opposants syriens le « courage nécessaire pour en finir avec leur dictateur ». Dans un communiqué publié jeudi soir par Hamdane, il qualifie Hariri de « petit agent de Jeffrey Feltman, lui-même un agent de Clinton ». Selon Hamdane, qui a récemment rencontré Assad à Damas, « la nation arabe va très prochainement se débarrasser définitivement de tous ces petits agents ! ». Pourtant, le président du parlement libanais Nabih Berri s’était lui aussi félicité de la mort de Kadhafi, coupable selon les chiites de la disparition de leur imam Moussa Sadre, en 1978. Mais Nabih Berri, comme tous les responsables pro-syriens, se contentent de critiquer la dictature libyenne de Kadhafi, et avant elle l’égyptienne de Moubarak, comme ils dénoncent la dictature de Bahreïn, tout en jouissant et se réjouissant des dictatures syrienne et iranienne ! Ce qui explique les virulentes menaces de Mustapha Hamdane.

En conclusion, les Libanais retiennent leur souffle : ils redoutent particulièrement la tension qui s’accentue de jour en jour à Tripoli. Ils appréhendent la multiplication des incursions syriennes aux frontières, dans le Akkar (Wadi Khaled) et la Békaa (Hermel, Qaâ...) sans susciter la moindre réaction des institutions libanaises, toutes acquises à Assad (les trois Présidences, le commandement de l’armée, la Sûreté générale...). Ils craignent les prises d’otages et les attentats contre les étrangers et la FINUL. Enfin, ils tremblent de peur à l’idée d’une reprise des assassinats politiques, pensant, à juste titre, que les propos de Mustapha Hamdane viennent préparer le terrain et les esprits à cette perspective.

Dario S. (Rome)

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