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Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL). www.lebanese-transparent-democracy.org/fr/indexfr.html webmaster@lebanese-transparent-democracy.org < Je travaille pour retarder la mort et améliorer la qualité de vie de tout être humain chez tous les peuples >. Réflexions sur les actualités politiques et socio économiques libanaises. |
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1 C’est bien étonnant de voir dans quelle condition le premier acte d’accusation fait par le tribunal international pour le Liban est apparu. Malheureusement, la justice partout porte des insuffisances et subit des manipulations en fonction des intérêts des intervenants. Nous attendions l’accusation depuis six ans. Elle est présentée au sein d’une manipulation politique de la formation du gouvernement libanais. Ce qui donne du souffle à la désinformation menée par les pro syriens au Liban. 2 Mais devant un peuple libanais incapable de se défendre et sa soumission au féodalisme hypocrite libanais, l’apparition de ‘l’accusation’ rappelle que dans le gouvernement actuel non démocratique et illégal il y a des criminels ou leurs représentants appartenant à Hezbollah. Est-il acceptable de les laisser gouverner ? Les criminels gouvernent le Liban ! 3 Le Liban est un pays sans logique. Après l’assassinat de Kamal Joumblatt, son fils Walid est allé présenter son allégeance à Hafez al-Assad, l'assassin de son père. Après l'assassinat de Rafic Hariri, Fouad Siniora, puis Saad Hariri sont allé se soumettre à Bachar al-Assad, l’ordonnateur du meurtre de Rafic Hariri. 4 Le premier acte d'accusation n’a pas mis en examen les chefs politiques ordonnateurs des assassinats. Il demande à peine de convoquer quelques exécutants des meurtres. 5 Les pro syriens accusent le tribunal de politiser la procédure, mais nous savons que les meurtres ont un motif politique. Ils se moquent des gens en voulant limiter les poursuites contre les exécutants et ils veulent la protection et l'immunité des chefs politiques qui sont les premiers bénéficiaires de ces crimes. Ceux qui utilisent le crime et le terrorisme pour leurs intérêts politiques et économiques sont eux même les responsables de la politisation de la justice. Combien elle est étrange et cynique la méthode de Walid JOUMBLATT qui utilise les paroles de Rafic HARIRI, « personne n’est plus grand que son pays », pour demander la protection des assassins au prétexte qu’ils sont politiciens influents et armés. Les premiers coupables qui doivent être punis sont les chefs politiques. 6 Ensuite, nous voyons les chefs des mafias politiques libanaises qui tentent de convaincre les gens à la nécessité de ne pas poursuivre les criminels sous le prétexte de «préserver» la «paix civile», exactement comme ils faisaient à l’époque de «l'ignorance dans le désert de la péninsule arabique». L’assassin a le droit de tuer et de gouverner. Et il est interdit de réclamer les droits des victimes. 7 Oui, les gens doivent agir, non pas pour une guerre contre les chiites, mais pour faire démissionner ce gouvernement et pour obliger Hezbollah à rendre ses armes à l’armée libanaise, et ensuite pouvoir réformer la démocratie. Cela servira en premier lieu les intérêts de la communauté chiite qui a des gens conscients et bien éduqués. 8 Le 2 juillet, Hassan Nasrallah, a rejeté toute coopération avec le tribunal international pour le Liban. Il refuse de livrer les personnes convoquées qui font partie de son mouvement politique Sa confiance dans sa propre force et sa capacité à contrôler le peuple libanais l’encourage à se moque de toutes les puissances de l’ONU et de la communauté internationale. Il est sur les traces de Saddam Hussein, Omar al-Bashir, Osama Ben Laden, Mouammar Kadhafi et Bachar al-Assad. 9 Il apparaît que le peuple libanais est pris pour faible et sans défense. Il est devenu l'otage des miliciens de Hezbollah qui protège les criminels et les considèrent comme des héros. Mais nous sommes au XXIe siècle et le devoir d’ingérence des Nations Unies pour protéger la liberté des peuples est devenu une loi internationale. |
Informations venant des médias:
1 - Le 30 juin 2011. Tribunal spécial pour le Liban. Un acte d’accusation confirmé a été présenté aux autorités libanaises
Leidschendam/le 30 juin 2011 - Le Juge de la mise en état, Daniel Fransen, a confirmé un acte d’accusation relatif à l’assassinat de Rafic Hariri et d’autres personnes le 28 juin 2011. L’acte d’accusation ainsi que le(s) mandat(s) d’arrêt qui l’accompagne(nt) ont été transmis aux autorités libanaises le 30 juin 2011. Cette annonce fait suite à une déclaration des autorités libanaises affirmant avoir reçu un acte d’accusation confirmé.
La confirmation de l’acte d’accusation signifie que le Juge Fransen est convaincu qu’il existe de prime abord des moyens de preuve justifiant l’ouverture d’un procès. Il ne s’agit pas d’un verdict de culpabilité, tout accusé étant présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit prouvée au cours du procès.
Le TSL ne fait, à ce stade, aucun commentaire sur l’identité ou les identités de la ou des personnes désignées dans l’acte d’accusation. En effet, le Juge Fransen a décidé que l’acte d’accusation devait demeurer confidentiel aux fins d’aider les autorités libanaises à s’acquitter de leur obligation de procéder à l’arrestation de l’accusé ou des accusés.
La résolution 1757 du Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi que les dispositions de ses annexes énoncent clairement les mesures à prendre par les autorités libanaises, parmi lesquelles la signification de l’acte d’accusation à l’accusé ou aux accusés, leur arrestation et leur détention, ainsi que leur transfèrement au TSL.
Conformément au Règlement de procédure et de preuve du TSL, les autorités libanaises doivent rendre compte au TSL des mesures prises en vue de l’arrestation de l’accusé ou des accusés, au plus tard dans les 30 jours suivant la présentation de l’acte d’accusation.
Le Procureur du TSL a soumis un acte d’accusation au Juge Fransen, pour examen, le 17 janvier 2011, et l’a par la suite modifié trois fois – les 11 mars, 6 mai et 10 juin 2011 (la dernière fois à la demande du Juge de la mise en état).
2 - Assassinat Hariri: le Hezbollah exclut l'arrestation des 4 suspects BEYROUTH - Le 03 juillet 2011.
Le chef du puissant
Hezbollah libanais a exclu samedi l'arrestation de quatre suspects de son
mouvement cités dans les mandats d'arrêt du tribunal de l'ONU qui enquête sur
l'assassinat du dirigeant Rafic Hariri, rejetant toute décision émanant de cette
instance.
"Aucune force ne pourra arrêter ceux qui sont mentionnés dans l'acte
d'accusation (...). Il ne sera pas possible de les arrêter ni dans 30 jours, ni
dans 30 ans, ni dans 300 ans", a dit M. Nasrallah, en réagissant à ce premier
acte d'accusation du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) créé en 2007.
"Ce tribunal est pour nous un pur produit israélo-américain. Sur cette base-là,
nous rejetons ce tribunal et tous les verdicts et les accusations nuls et non
avenus qui en émanent", a-t-il poursuivi, dénonçant une enquête "truquée" et des
enquêteurs "corrompus et hostiles" au Hezbollah.
"Les choses iront jusqu'au procès par contumace, le verdict est déjà prêt", a
dit le chef du Hezbollah, dont le camp domine le nouveau gouvernement de Najib
Mikati.
Face aux appels du camp de l'opposition dirigé par le sunnite Saad Hariri, fils
de Rafic Hariri, pour obtenir l'arrestation par le gouvernement Mikati des
quatre suspects, M. Nasrallah a lancé: "ne faites pas porter à ce gouvernement
des responsabilités qu'il ne peut assumer".
Les quatre membres du Hezbollah mentionnés dans l'acte d'accusation du TSL "ont
un passé honorable dans la lutte contre l'occupation" israélien, a ajouté le
chef du parti chiite armé, un allié des régimes syrien et iranien, sans dire
plus sur ces suspects.
Le TSL a remis jeudi un acte d'accusation sous scellé et quatre mandats d'arrêt
au procureur général à Beyrouth Saïd Mirza. Le ministre de l'Intérieur Marwan
Charbel a confirmé ensuite les noms des quatre suspects du Hezbollah, Moustafa
Badreddine, Salim Ayyash, Assad Sabra et Hussein Anaissi.
Tous quatre sont membres d'une cellule chargée de planifier et exécuter
l'attentat à la camionnette piégée qui a coûté la vie à l'ancien Premier
ministre Rafic Hariri et 22 autres personnes à Beyrouth en 2005, selon la presse
locale.
Moustafa Badreddine est le beau-frère d'Imad Moughniyeh, le chef militaire du
Hezbollah tué en 2008 dans une voiture piégée à Damas. Selon les médias
libanais, il a remplacé Moughniyeh à la tête des opérations militaires du parti.
La réaction du chef de Hezbollah ne constitue pas une surprise dans la mesure où
il avait dès 2010 dit s'attendre à ce que son mouvement soit mis en cause par le
TSL et menacé de "couper la main" de celui qui arrêtera des membres du parti
chiite.
Depuis, le Hezbollah a lancé une campagne de dénigrement du TSL, l'accusant
d'être "à la solde d'Israël et des Etats-Unis", qui le considèrent comme une
organisation terroriste. Il avait aussi prévenu à plusieurs reprises qu'il ne
resterait pas les bras croisés si un de ses membres était arrêté.
Mais M. Nasrallah, voulant "tranquilliser" les Libanais, a affirmé: "l'objectif
du TSL est de semer la discorde entre Libanais mais il n'y aura ni affrontements
entre sunnites et chiites ni guerre civile".
Le Hezbollah et ses alliés ont fait tomber en janvier le gouvernement de Saad
Hariri, fils de Rafic, après avoir tenté en vain de le pousser à désavouer le
tribunal mis en place par l'ONU pour enquêter sur l'assassinat de Rafic Hariri.
L'émission des mandats d'arrêt survient à un moment délicat pour le Hezbollah
car son puissant allié, le président syrien Bachar al-Assad, est confronté à une
contestation populaire inédite depuis la mi-mars.
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