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Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL). www.lebanese-transparent-democracy.org/fr/indexfr.html webmaster@lebanese-transparent-democracy.org < Je travaille pour retarder la mort et améliorer la qualité de vie de tout être humain chez tous les peuples >. Réflexions sur les actualités politiques et socio économiques libanaises. |
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Le vendredi 8.4.2011, les manifestations envahissent les villes de la Syrie le jour de ' la résistance et de la solidarité'.
Des dizaines de tués par les militaires du régime dans différentes villes.
| 1 Il est temps que le peuple syrien se libère. La démocratie attend les masses populaires des classes pauvres et moyennes pour retrouver les opportunités pour un travail décent et une vie de famille heureuse. 2 Le régime dictatorial continuera à accuser les autres et à entretenir les mensonges, mais il est trop tard pour lui car le peuple a compris. La lutte n'est pas entre les ethnies ou races ou religions, elle est entre un pauvre peuple et les corrompus du pouvoir dictatorial qui a exploité les autres depuis un demi siècle et qui a tué et martyrisé des centaines de milliers de syriens, libanais et palestiniens. 3 Ce n'est pas par des réformettes que les choses puissent changer. Le grand mal vient de la tête du pouvoir et son régime terroriste. Nous conseillons aux militaires non corrompus de rejoindre les réclamations du peuple. |
Informations venant de plusieurs médias:
Syrie: vendredi sanglant à
Deraa, des milliers de manifestants dans le pays:
La ville de Deraa, épicentre de la contestation contre le régime syrien, a
connu un vendredi particulièrement meurtrier, alors que des dizaine de milliers
de personnes ont défilé dans d'autres cités du pays.
A Washington, le président Barack Obama a condamné "fermement" les violences
commises par le gouvernement ainsi que "tout usage de la violence" par des
manifestants.
Les versions et les bilans diffèrent entre les militants des droits de l'Homme
et les autorités.
Ammar Qourabi, président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme, a
affirmé avoir une liste de 19 personnes tuées par balles ou asphyxiées avec les
grenades lacrymogènes tirées par les forces de sécurité dans cette ville à 100
km au sud de Damas.
"Des milliers de manifestants sont sortis de trois mosquées pour se rassembler
sur la place devant le palais de justice. Les forces de sécurité en civil ont
tiré d'abord des grenades lacrymogènes puis des balles réelles et caoutchoutées
pour les disperser alors que les manifestants leur lançaient des pierres", a
affirmé un militant local des droits de l'Homme.
Selon le ministère syrien de l'Intérieur, 19 policiers et membres des forces de
l'ordre sont morts et 75 ont été blessés par des tirs à balles réelles de
"groupes armés".
Auparavant, il avait fait état de quatre policiers et d'un chauffeur d'ambulance
tués, soulignant que "les policiers et les agents de sécurité avaient reçu des
consignes fermes à ne pas porter d'armes". Ils n'ont fait usage que "de grenades
lacrymogènes contre des individus leur jetant des pierres et essayant de bloquer
des rues avec des blocs de béton et des pneus enflammés".
Dans la nuit de vendredi à samedi, le ministère a affirmé sa détermination à
"faire face" aux groupes armés qui "tirent sans discrimination" à la fois sur
les manifestants et les forces de l'ordre, dans un communiqué qui évoque des
"comploteurs (...) poussés par des parties étrangères connues qui rejettent les
réformes".
A Homs (160 km au nord de Damas), les versions diffèrent aussi. M. Qourabi fait
état de deux manifestants tués par les forces de sécurité et de trois morts à
Harasta, à 12 km au nord de Damas.
En revanche, Sana parle de "centaines de blessés" à Homs, dont six membres des
services de sécurité admis à l'hôpital militaire de la ville.
"Des hommes cagoulés sur des motos ont tiré de manière indiscriminée sur des
citoyens et des groupes armés ont brûlé des voitures de police et tiré sur des
policiers et des agents de sécurité", assure Sana.
Selon Amnesty International, six personnes ont été tuées dans les manifestation
à Deraa, deux à Homs.
Dans le nord, près de 7.000 personnes ont manifesté dans des localités à
majorité kurde, réclamant l'abolition de la loi d'urgence et la libération de
détenus, selon Radif Moustapha, président du comité kurde pour les droits de
l'Homme, au lendemain d'un décret du chef de l'Etat Bachar al-Assad naturalisant
des dizaines de milliers de Kurdes.
Plusieurs milliers de personnes ont également manifesté à Banias (ouest) et un
millier à Tal (20 km au nord de Damas), selon Abdel Karim Rihaoui, qui dirige la
Ligue syrienne de défense des droits de l'Homme.
A Douma (15 km au nord de Damas), la journée s'est déroulée dans le calme.
La Syrie est le théâtre depuis la mi-mars d'un mouvement de contestation sans
précédent du régime de Bachar al-Assad, qui a fait plus d'une centaine de morts,
selon des organisations de défense des droits de l'Homme.
"Je condamne fermement les violences atroces commises aujourd'hui et ces
dernières semaines par le gouvernement syrien contre des manifestants
pacifiques. Je condamne aussi tout usage de la violence par les manifestants", a
déclaré M. Obama depuis Washington.
"J'appelle les autorités syriennes à ne pas commettre davantage de violences
contre des manifestants pacifiques. En outre, les arrestations arbitraires, les
emprisonnements et la torture de prisonniers dont il a été fait état doivent
cesser tout de suite, et la circulation sans entrave des informations doit être
autorisée pour que les événements sur le terrain puissent être vérifiés", a
ajouté M. Obama.
Londres a "condamné le meurtre de manifestants par les forces de sécurité
syriennes" et appelé à des réformes politiques "sans délai".
Syrie : nouvelles
manifestations à Deraa, sous le feu des forces de l'ordre
10/04/2011
Plus de 170 manifestants ont été tués par les forces de l'ordre depuis la
mi-mars, selon des organisations de défense des droits de l'Homme. Des milliers
de personnes ont participé samedi à des funérailles à Deraa (sud), épicentre de
la contestation en Syrie, où les forces de l'ordre ont de nouveau tiré sur des
manifestants, faisant au moins deux blessés, selon un militant des droits de
l'Homme.
Les manifestants, qui portaient dix dépouilles, se sont dirigés de la mosquée
al-Omari vers le cimetière de la ville en scandant des slogans hostiles au
régime, et rendant hommage aux "martyrs", a indiqué ce militant sous couvert de
l'anonymat.
Dans un autre quartier de ville, à Al-Joumrouk, les forces de sécurité ont tiré
sur des manifestants. Ces tirs ont fait deux blessés légers, a-t-il dit.
Des violences étaient survenues vendredi dans cette ville rurale de 85 000
habitants, à 100 km au sud de Damas, où des milliers de personnes avaient
manifesté contre le régime.
Le président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme Ammar Qourabi,
contacté au Caire, avait fait état de 30 manifestants tués par les forces de
l'ordre.
Le ministère de l'Intérieur avait affirmé de son côté que 19 membres des forces
de l'ordre avaient été tués et 75 blessés par des tirs de "groupes armés".
Depuis le début du mouvement de contestation du régime, à la mi-mars, les
autorités imputent régulièrement les tirs lors des manifestations à des "bandes
armées".
Le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem, cité par l'agence officielle
Sana, a assuré samedi que "la Syrie respecte le droit à manifester
pacifiquement" mais que des "saboteurs" s'étaient "infiltrés dans les rangs des
manifestants" et avaient "ouvert le feu sur les manifestants et sur les agents
de sécurité". (Quel mensonge!).
Allant dans le même sens, le ministère de l'Intérieur avait parlé auparavant de
"comploteurs, poussés par des parties étrangères" derrière les heurts, assurant
qu'il allait désormais agir fermement. (Quel mensonge!).
Les défenseurs des droits de l'Homme contestent la version officielle.
"Ceux qui connaissent la Syrie savent qu'il n'y a pas de bandes armées (...) Le
pays est tenu depuis 50 ans par un seul parti, gouverné par l'état d'urgence et
possède 17 services de sécurité", a affirmé M. Qourabi.
La rédactrice en chef du quotidien gouvernemental Techrine, Samira al-Massalma,
originaire de Deraa, a été limogée après avoir déclaré vendredi à la télévision
Al-Jazira qu'"il y avait eu une violation des consignes" officielles enjoignant
les forces de l'ordre à ne pas tirer sur les manifestants à Deraa.
"Si les forces de l'ordre ont commencé à ouvrir le feu, il faut alors les
punir", avait-elle ajouté.
Outre les décès à Deraa, M. Qourabi a fait également état de trois morts à Homs
(160 km au nord de Damas), trois à Hasra et trois à Douma, deux villes proches
de Damas, vendredi dans des manifestations contre le régime.
Plus d'une centaine de manifestants ont été tués par les forces de l'ordre
depuis la mi-mars, selon des organisations de défense des droits de l'Homme.
Les protestataires réclament notamment l'abrogation de la loi d'urgence qui
réduit sensiblement les libertés.
M. Mouallem a souligné samedi le caractère "légitime des demandes populaires",
affirmant que la Syrie allait adopter "un programme de réformes économiques,
politiques et judiciaires" et entendait "lutter contre la corruption".
Les diverses annonces de réformes formulées ces derniers jours par le régime
n'ont cependant pas entamé la détermination des manifestants.
L'une des figures du mouvement d'opposition et chef de la plus grande tribu du
pays, Nawaf Al-Bachir, a lancé une virulente attaque contre le régime,
l'appelant à engager un dialogue national sans tarder au lieu "de s'obstiner à
faire couler le sang du peuple syrien".
À l'étranger, l'Union européenne a appelé Damas à cesser les violences contre
les manifestants et à entamer des réformes "maintenant".
Le Liban, terre de refuge pour les cyberdissidents syriens.
10/04/2011
Des dissidents syriens franchissent la frontière syro-libanaise, parfois
illégalement, pour échapper à la répression dans leur pays./ AFPReportage Au
cours des dernières semaines, plusieurs cyberdissidents syriens ont pris le
chemin du Liban, afin d'échapper à la répression des services de sécurité.
Rencontre à Beyrouth pour un reportage réalisé par le site Cyberpresse.ca
Assis à la terrasse d'un café beyrouthin, Kinan jette constamment des regards
autour de lui, grillant nerveusement cigarette sur cigarette. Comme si une
voiture des Moukhabarat, les services de renseignements syriens, pouvait surgir
à tout moment.
«Je ne me sens pas en sécurité, car la Syrie a gardé de nombreux alliés au
Liban», explique-t-il. Journaliste pigiste et dissident, Kinan a quitté Damas il
y a une semaine, par crainte d'être interpellé par les services de sécurité
syriens.
Depuis le début des manifestations à Deraa dans le sud du pays, il a créé une
cellule avec deux amis, afin de relayer la contestation naissante. «Des
informateurs à Deraa nous fournissaient images et nouvelles d'heure en heure.
Nous avons créé un faux compte Facebook et nous avons divulgué ces informations
sur le net et à de nombreux médias», raconte Kinan, 33 ans.
Les dissidents ont aussi lancé sur Facebook un appel à manifester devant le
palais de justice de Damas, le 22 mars. Le jour de la manifestation, un des
trois dissidents n'était pas au rendez-vous. Les services de renseignement
l'avaient interpellé à son bureau. Kinan et son ami ont alors décidé de partir
immédiatement pour Beyrouth.
Pour «transmission d'informations erronées ou exagérées affaiblissant le
sentiment national», les tribunaux militaires syriens prévoient des peines de
quelques mois à plusieurs années de prison. «J'espère revenir en Syrie très
bientôt, car ce mouvement ne va pas s'arrêter. Quand les gens perdent un frère,
un fils, un neveu, ils n'ont plus peur de descendre dans la rue. Ils défendent
leur honneur et leur dignité», explique le dissident.
Génération Facebook:
Malath Aumran (son pseudo sur Facebook) fait partie de cette nouvelle génération
de cyberdissidents syriens qui a émergé à partir de 2005. Il a dû fuir son pays
en janvier. Il y a plusieurs années, il soutenait ardemment Bachar el-Assad,
mais un crime d'honneur qui a touché l'une de ses connaissances et qui a été
seulement puni de six mois de prison l'a révolté. «J'ai commencé à m'informer
sur Internet sur les crimes d'honneur, et j'ai découvert d'autres informations
sur les prisonniers politiques, la corruption. J'ai réalisé que le régime
cachait la vérité aux Syriens», affirme Malath.
Avec une dizaine de dissidents, il organise différentes campagnes sur Facebook à
partir de 2009, à l'aide d'intermédiaires, afin de contourner l'interdiction du
réseau social. Notamment un boycottage des sociétés de téléphonie cellulaire,
dont Syriatel, possédée par Rami Makhlouf - influent cousin de Bachar el-Assad -
ou la campagne Kafa Samtan, «Assez de silence», qui a appelé l'année dernière
les Syriens à manifester devant les ambassades étrangères contre l'état
d'urgence en vigueur depuis 1963.
«Avant les événements de Tunisie, nous avions du mal à mobiliser des jeunes,
mais avec les révoltes dans le monde arabe et la levée de l'interdiction de
Facebook, des dizaines de milliers de Syriens se sont inscrits avec des
pseudonymes», se réjouit Malath. Le dissident de 27 ans, après avoir été
interrogé une quarantaine de fois par différents services de sécurité, s'est vu
interdire de quitter le territoire syrien. Après un mois caché à Damas, il a
donc décidé de franchir la frontière syro-libanaise illégalement, en versant
500$ à des passeurs. Il vit désormais chez des amis libanais. «Si je retourne en
Syrie maintenant, je ne risque pas trois, mais dix ans de prison», assure le
jeune homme, un sourire amer aux lèvres.
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