|
Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL). |
Samedi 4 juillet 2009.
La démocratie forte et transparente au Liban reste une illusion
I- Les faits :
1
Le 7 juin 2009, Les libanais ont voté. Le Groupe de 14 Mars est resté majoritaire.
71 députés contre 59.
2
La campagne électorale du Groupe du 14 Mars se basait sur la volonté de
construire un Etat moderne démocrate et indépendant, en appliquant les
résolutions de l’ONU concernant le Liban, en particulier les 1559 et 1701, en
pacifiant le pays et désarmer toutes les milices armées sur le sol libanais.
3
Dès le lendemain des élections, nous avons assisté à la trahison en chaîne des
promesses électorales, par certains leaders du Groupe du 14 Mars, qui s’explique
par leur peur des armes des milices terroristes armées pro syriennes au Liban.
4
Walid JOUMBLATT se comporte comme à l’époque du lendemain de l’assassinat de son
père par le régime syrien pendant la guerre civile.
Le 16 mars 1977, Kamal Joumblatt a été assassiné à cent mètres d'un point de contrôle syrien. Les soupçons se portaient principalement sur le parti social nationaliste syrien et sur le Baath qui sont des milices aux ordres du régime syrien. Son fils Walid Joumblatt prenait alors sa place. A l’époque il défendait l’occupation du Liban par la Syrie.
En 2005, Walid Joumblatt a accusé les services secrets syriens d'avoir assassiné son père après trente années de soumission absolue à ce régime.
Depuis le 8 juin 2009, il a recommencé à parler comme s’il est redevenu le porte parole du régime syrien au Liban. Les arrangements secrets ne sont pas visibles, mais en plus de ses déclarations surprenantes, il a annulé la protection militaire de son logement à Baakline en le déclarant dans les médias. Il faut croire qu’il n’a plus peur des milices armées de Hezbollah et des autres milices pro syriennes.
5
Saad HARIRI et Walid JOUMBLATT sont à l’origine de la division du Groupe du 14
Mars, ayant soutenu l’élection de Nabih BERRI à la présidence du parlement pour
la cinquième fois le 25 juin 2009 alors qu’il est bien connu comme chef
politique de la politique syrienne au Liban. Il est le chef politique chiite
soutenu par Hezbollah. Il est dans l’opposition. Mais la peur des armes des
milices pro syriennes a fait plier la volonté de ces deux chefs de la majorité
qui ont trahi leurs électeurs.
6
Saad HARIRI a été invité à former un gouvernement depuis le 28 juin 2009.
7
Nabih BERRY et l’opposition pro syrienne veulent continuer à s’imposer dans un
gouvernement qu’ils prétendent être d’unité nationale alors qu’ils imposent
leurs choix par le chantage. Dès le 28 juin 2009, des escarmouches et agressions
ont eu lieu à Beyrouth ouest qui ont été provoquées par des milices de Nabih
BERRY.
8
Des déclarations de plusieurs chefs politiques chrétiens apportent les preuves
de la division du Groupe du 14 Mars. La majorité parlementaire est menacée de ne
pas pouvoir gouverner. Nous approchons du grand risque de diviser le pays comme
lors de la guerre civile.
9
Des incendies criminels apparaissent dans les territoires à majorité chrétienne
et sunnite.
10
On remarque que la plupart des hommes politiques libanais pro syriens faisaient
la navette à Damas pour recevoir des ordres du régime syrien. L’opposition
menace publiquement pour exiger un gouvernement d’entente nationale. Saad HARIRI
n’est plus pressé pour former un gouvernement. Des négociations se multiplient
avec le régime syrien, de la part d’Arabie Saoudite, de L’Egypte, de la France,
de représentants de la Communauté Européenne.
11
Au total, on se retrouve soumis aux chantages et aux intérêts internationaux
dans un pays qui ne peut appliquer ni sa Constitution ni sa démocratie.
II- La position de l’ADFTL :
1
Nous savions que des chefs du Groupe de 14 Mars placent leurs intérêts
personnels avant tout intérêt public malgré leur prétention de bonne moralité.
2
Nous savions que depuis 2005, la majorité parlementaire était avec ce Groupe.
Ils avaient cédé aux chantages de l’opposition et ils n’ont fait aucune réforme
significative.
3
Aux élections du 7 juin 2009, nous n’avions pas le choix. Il fallait voter
contre ceux qui agissaient contre la constitution de l’Etat démocratique. Le
programme du Groupe de 14 Mars paraissait positif s’il serait appliqué.
4
Aujourd’hui nous sommes désillusionnés. On retrouve des chefs féodaux qui
veulent se partager le pouvoir de l’Etat. La plupart ont déjà oublié leurs
promesses électorales en quelques jours. Où es-t-il l’Etat fort, transparent et
démocratique ? La plupart des chefs politiques vont monnayer leurs
docilités à tels ou tels autres pays étrangers.
5
Nous sommes contre à la fois l’opposition et la majorité. Nous n’avons pas de
démocratie au Liban. Encore une fois, le Liban a raté une occasion pour
l'instauration de la démocratie.
|
Liens: -
Vous pouvez choisir les pages arabophones ou anglophones en cliquant
La seule adresse Web de l'Association est :
Le seul Email de la Direction de l'Association est:
Nom de l'Association sur les pages
arabophones:
- - |
La démocratie forte et transparente au Liban reste une illusion.