Association pour la Démocratie Forte Transparente au Liban (ADFTL).
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Réflexions sur les actualités politiques et économiques libanaises.
ADFTL/Actualités libanaises 2009.


Samedi 11-04-2009

Votez pour les candidats du 14 Mars
malgré nos critiques contre eux!

 

I – Pourquoi nous sommes contre le groupe politique pro syrien  du 8 Mars ?

1
L’espoir d’un Liban indépendant, démocratique, pluraliste, neutre, pacifique, à pouvoir parlementaire républicain, laïque et à économie prospère, disparaîtra à cause de milices armées fanatisées par des idéologies totalitaires fanatiques religieuses et racistes, soumises à la manipulation de pays limitrophes totalitaires et hégémoniques.

2
Le passé historique des groupes politiques libanais proches du régime syrien totalitaire qui ont essayé plusieurs fois l’annexion du Liban par la Syrie depuis le milieu du dernier siècle est une raison majeure pour les empêcher de participer au pouvoir de l’Etat libanais.

3
Les droits de sécurité et de prospérité de tous les citoyens au Liban, y compris les palestiniens et les militants fanatiques pro syriens et pro iraniens (ne vous étonnez pas!), seront mieux protégés quand l’Etat libanais arrive à désarmer toutes les milices armées et à faire respecter les lois démocratiques pluralistes sur l'ensemble du territoire libanais.

4
La plupart des mini dictateurs ou chefs de maffia du groupe politique pro syrien du 8 mars sont soupçonnés d’avoir participé ou cautionné ou bénéficié des actions d’assassinats ou de terrorisme sur le sol libanais depuis 1967 et ils sont la cause principale de la guerre civile, du délitement de l’Etat libanais et de l’appauvrissement et l'exode des libanais.

5
La plupart des mini dictateurs ou chefs de maffia du groupe politique pro syrien du 8 mars ont des idéologies anti-démocratiques, de culture " à la gloire du chef ", de féodalisme religieux ou de familles riches. Ils sont opportunistes. Ils sont un obstacle à l’évolution des réformes démocratiques et pacifiques du Liban.

6
La présentation de programmes politiques et sociaux des maffiosi du groupe du 8 Mars avec des promesses de répondre aux besoins des citoyens ne permet pas de leur faire confiance compte tenu de leurs passés de trahisons et d’attitudes maffieuses. Depuis la sortie de l’armée syrienne du Liban, ils ont continué à paralyser le fonctionnement démocratique de l’Etat libanais en utilisant les menaces de leurs milices armées et la formule de " droit de veto " contre la majorité parlementaire. M. Nabih BERRI, président du parlement, a usé de son pouvoir pour bloquer le parlement pendant deux ans. Les décisions du gouvernement ont été contrées. Des actes de terrorisme politique ont eu lieu. Des actions de guerre ont été faites à l’intérieur du pays et avec Israël entraînant des morts, des blessés, des destructions  et l’exode de libanais sans que la majorité parlementaire puisse agir efficacement dans l’intérêt du peuple et de l’Etat libanais.

 

II – Pourquoi nous ne pouvons pas rester dans une troisième voie, loin des deux groupes du 8 et du 14 Mars ?

1
La voie de la Démocratie Forte Transparente au Liban nous paraît la solution au " cancer " de la société libanaise. Les solutions proposées par notre Association ne peuvent pas se réaliser qu’après obtention d’une majorité parlementaire qui aurait pu réformer le système politique libanais dans le sens souhaité.

2
A ce jour, l’Association pour la Démocratie Forte Transparente au Liban (ADFTL) n’a pas pu réunir les moyens financiers et logistiques pour pouvoir diffuser ses idées suffisamment devant l’opinion des libanais. De plus, nous avons choisi la discrétion de nos militants pour pouvoir continuer à diffuser librement nos réclamations et nos idées qui vont à l’encontre des intérêts des différents chefs de maffias libanais responsables de terrorismes et d’assassinats politiques.

3
En l’état actuel de " l’équilibre de la terreur au pouvoir au Liban ", le soutien d’un éventuel groupe de députés à l’actuel président de la république, Michel SLEIMAN, ne résoudrait pas le dysfonctionnement actuel de l’Etat libanais. En effet, tout est lié aux menaces de terrorisme et de guerre civile que le groupe de 8 Mars, pro syrien, affiche pour imposer aux autres hommes politiques de céder aux chantages, paralysant ainsi le fonctionnement démocratique du pays. Le président Michel SLEIMAN n’a pas éventuellement la volonté ou les moyens de désarmer les milices armées sur le sol libanais. Il a eu le courage de l’affaire de Nahr El Bared en réaction au massacre de plusieurs dizaines de soldats. Mais il ne paraît pas engagé contre les autres maffias politiques armées au Liban et qui sont infiltrés dans les institutions de l'Etat. La poursuite des petits voleurs ne suffit pas pour préserver la sécurité et la prospérité du pauple libanais.

4
La règle démocratique dans un pays libre et moderne impose aux différents petits groupes de se rassembler pour former une majorité parlementaire même s’il y a divergences sur certains sujets. L’ADFTL ne peut actuellement que faire la synthèse de ce qui est faisable pour conseiller nos compatriotes d’agir avec le minimum de dommages sur leur avenir.

5
Le groupe du 14 Mars, issue de la Révolution du Cèdre, qui se bat pour la démocratie et l’indépendance du Liban, apparaît comme la colonne vertébrale d’une future majorité parlementaire qu’on est amené à soutenir dans l’intérêt des classes pauvres et moyennes libanaises, malgré, bien sûr, toutes les reproches qu’on peut formuler contre certains de leurs dirigeants.

 

III – Quelles sont les actions positives du groupe du 14 Mars depuis 2005 ?

1
Ils ont empêché les milices et chefs de maffias pro syriens de prendre le pouvoir de l’Etat libanais, après le retrait de l’armée syrienne du Liban.

2
Ils ont freiné les groupes pro syriens qui préparaient une guerre civile au Liban en contrant le pouvoir militaire de Hezbollah et ses alliés pro syriens par le soutien de l’ONU et la présence militaire de la FINUL  au Sud Liban.

3
Ils ont évité la division du Liban en cédant partiellement dans l’Accord de DOHA devant les pressions militaires de HEZBOLLAH à Beyrouth Ouest et le Chouf. Le groupe du 14 Mars paraissait ne pas avoir les moyens militaires de sa politique et il a été obligé de céder.

4
Au total, ils ont le mérite d’avoir ajourné la résolution des problèmes principaux du Liban pour ne pas sombrer dans la guerre civile, n’ayant pas les moyens militaires et financiers de leur politique ! Mais rien n'a été résolu concernant la crise profonde de l'identité de l'Etat libanais.

 

IV – Quelles sont les insuffisances du groupe du 14 Mars ?

1
Ils n’ont pas su intégrer dans leur groupe politique toutes les composantes des mouvements libanais pour l’indépendance. Ils ont isolé le Courant Patriotique Libre du Général Michel AOUN. Ce dernier a réagi par des erreurs impardonnables de conversion opportuniste. Il s’est allié avec ses anciens ennemis pro syriens !

2
Ils n’ont pas préparé les moyens militaires de leur politique. Ils ont accepté de dialoguer avec des groupes armés et de céder sur les lois démocratiques sans aucun contrepoids pour faire évoluer les réformes.

3
Face aux blocages successifs du fonctionnement de l’Etat par les groupes armés pro syriens et les actes de chantages et de terrorisme, ils ont choisi la voie de l’attente et l’absence de décisions efficaces.

4
Ils ont cédé aux pressions syriennes en acceptant une formule anti-démocratique d’élire un président de la république acceptable par Hezbollah et la Syrie. Ils ont créé un obstacle qui s’oppose à la politique de la majorité parlementaire. Le président Michel SLEIMAN a les mains liés, et il n’aura pas les moyens de désarmer les milices pro syriennes au Liban.

5
Après 4 ans de vie parlementaire inefficace, comment peut-on espérer un changement radical de politique avec les mêmes députés qui n’ont pas créé les moyens de leur politique ? Nous avons des doutes.

6
Le manque de sécurité des personnes et des biens au Liban est un élément principal de la persistance de l’appauvrissement et de l’exode des libanais vers l’étranger. Le gouvernement n’a rien fait pour renverser cette tendance.

7
Le seul secteur économique prospère au Liban est le secteur bancaire. En fait, les banques pillent les pauvres du Liban par des taux d’intérêts élevés qui ruinent les entreprises et font confisquer les biens immobiliers des personnes incapables de rembourser leurs dettes. Et s’il y a des emplois, les chefs d’entreprises prennent des employés étrangers à salaire de misère en laissant le libanais au chômage et acculé à laisser sa famille au Liban et partir à l’étranger pour trouver du travail. Le gouvernement n’est qu’une clique de féodaux riches qui ne parlent des pauvres que lors des campagnes électorales. Nous ne faisons pas d’illusions au sujet des problèmes économiques et sociaux. La majorité actuelle reste préoccupée par les intérêts des chefs riches plutôt que des problèmes sociaux.

8
Nous nous battons contre les cultes des chefs, les féodaux, les " fils à papa ", et les pouvoirs des riches. Il y a un décalage énorme entre les théories présentées par certains chefs de la majorité actuelle et la réalité. Il n’est pas normal de prétendre être social démocrate et reprendre le pouvoir du parti par hérédité et confier les postes principaux aux membres de sa famille. Il n’est pas normal de profiter de l’assassinat de son fils ou son père pour avoir la priorité de devenir chef politique de son groupe. Il n’est pas normal de faire hériter son fils la chefferie de son parti après avoir insisté pendant des dizaines d’années pour que les jeunes luttent pour le parti soit disant démocrate. La lutte pour le pouvoir dans cet état d’esprit n’a rien à voir avec la vraie démocratie transparente et utile pour les familles modestes du Liban. C’est plutôt des chefs de maffias qui sont capables de trahir l’électorat et de s’allier avec leurs anciens ennemis pour préserver leur part dans le pouvoir. Ce problème est un élément principal qui retarde l’évolution pacifique et démocratique du Liban.

9
Toute loi électorale décidée par des chefs de maffias ne peut pas être idéale pour les familles des classes pauvres et moyennes. Nous avions préconisé des élections parlementaires dans des petites circonscriptions à un seul poste de député qui serait élu après une sélection à trois tours de scrutins. Le but est de permettre au peuple de choisir le meilleur dans l’intérêt des citoyens et de la circonscription sans aucune interférence des chefs de clans riches ou féodaux ou des mercenaires soutenus pas des pays étrangers ou des sectes religieuses.

Certes, la loi électorale actuelle est une amélioration par rapport aux lois précédentes qui favorisaient l’hégémonie du régime syrien qui occupait le Liban. Mais il y a des défauts dans la loi électorale basée sur le district et qui oblige les candidats à marchander avec les chefs de clans politiques pour être admis dans des listes électorales. Ces chefs de clans se disputent sur l’ensemble du territoire libanais et ils choisissent leurs représentants qui seront des candidats sur des listes électorales. Cela fausse totalement l’esprit démocratique moderne pour lequel nous nous battons à l’ADFTL. Nous préférons la sélection des candidats par les citoyens. Ce n’est pas aux chefs des clans de nous imposer à choisir entre leurs servants locaux. En l’état actuel de la loi électorale, Samir GEAGEA, Amine GEMAYEL, Saad HARIRI, et Walid JOUMBLATT sont entrain de se partager les postes de députés de la future majorité. Les futurs députés seraient plutôt au service de ces chefs de clans plutôt que responsables devant leurs électorats ! C’est la même chose dans les rangs des groupes du 8 Mars pro syriens. Il n’y aura pas 128 députés indépendants dans le futur parlement libanais pour aider le peuple du Liban dans les réformes socio économiques. Il y aura des servants pour tenir le pouvoir entre les différends chefs de clans. Alors, s’ils s’entendent entre eux à piller l’Etat discrètement, le peuple ne souffrira pas de guerre civile ou de terrorisme mais il reste dans la pauvreté. Et s’ils ne s’entendent pas on aura aussi la guerre des clans qui est très différente d’une révolution populaire pour la modernisation et les réformes du pays !

Pire encore, il y a parmi les chefs politiques de la majorité des personnes qui souhaitent faire une nouvelle loi électorale basée sur la proportionnelle pour renforcer leurs influences dans le partage du pouvoir de l’Etat. La proportionnelle au Liban est toute particulière car les chefs de partis sont plutôt des propriétaires de leurs partis du père au fils. La proportionnelle leur garantirait une part du pouvoir de l’Etat quel que soit le nombre de députés élus appartenant à leurs partis. Les chefs choisiront les candidats, ce qui restreint la liberté du choix des électeurs. Les futurs députés seraient davantage soumis à l’autorité des chefs qui les ont mis sur leurs listes électorales. Ce n’est pas la démocratie. C’est la poursuite du partage du pouvoir par les familles riches et féodales du pays !

10
Nous sommes tristes de constater que les éléments sus cités vont à l’encontre du groupe du 14 Mars et qui peuvent faire basculer des électeurs pour soutenir le groupe du 8 Mars malgré le danger que ce dernier groupe représente sur la paix et l’économie du Liban.

 

V – Nos conclusions actuelles pour le vote du 7 juin 2009.

1
Nous sommes forcés de constater que nous devons choisir entre deux malheurs. Nous choisirons le moins mauvais. Nous voterons pour le groupe du 14 Mars qui lutte pour l’indépendance et la démocratie pacifique au Liban.

2
La voie du groupe de 14 Mars est une étape qui nous laisse de l’espoir de faire évoluer la société libanaise et tendre vers notre idéal de vraie démocratie transparente et forte au Liban.

3
Nous n’avons aucune confiance aux promesses fallacieuses du groupe pro syrien du 8 Mars. Il représente un danger certain pour la sécurité du Liban et son indépendance. Il peut mener à une guerre civile avec massacres des minorités et l’instauration d’une dictature arriérée et fanatique. Il utilisera les libanais comme un combustible dans les conflits ancestraux confessionnels du Moyen Orient.  

 

 

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