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Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL). |
Le 26 décembre 2008.
HEZBOLLAH, parti religieux extrémiste,
compte sur sa force militaire et il n’est pas compatible avec une démocratie au Liban.
I- Les faits :
1
Le 5 novembre 2008, les chefs de clans politiques libanais se sont réunis au
Palais Présidentiel à Baabda sous la présidence de Michel SLEIMANE, président de
la république. Ils ont constaté leurs divergences. La réunion a ajourné le
dialogue, en espérant le maintien de la paix ou la trêve entre eux en attendant
les élections parlementaires du printemps 2009. Un projet de stratégie de
défense présenté par l’opposition n’a pas été accepté par les représentants de
la majorité parlementaire.
2
Le 11 novembre 2008, Hasan NASRALLAH, secrétaire général de Hezbollah, a
manifesté sa joie de voir le parti républicain américain perdre l’élection
présidentielle. Il se considère gagnant contre l’administration de Georges BUSCH,
président sortant. NASRALLAH a insisté sur la création d’une stratégie de
défense au Liban afin de maintenir ses milices armées autonomes et libres d’agir
sur le sol Liban. Le Général Michel AOUN, actuellement converti pro syrien et
allié de HEZBOLLAH, avait présenté cette vision à la dernière réunion du
dialogue à Baabda. Au prétexte de défendre le Liban face à Israël, NASRALLAH a
déclaré que les résolutions du Conseil de Sécurité de L’ONU ne protègent pas le
Liban et qu’il faut compter seulement sur les moyens militaires libanais.
3
Le 11 novembre 2008, l’ancien président de la république et chef du parti
chrétien KATAEB, Amine GEMAYEL a répondu à NASRALLAH. Il a précisé que la
proposition du Général AOUN de décentraliser la décision militaire au Liban est
inacceptable.
4
Le 23 décembre 2008, les belligérants de la table de dialogue se sont réunis
pour la troisième fois sous la présidence du président de la république Michel
SLEIMAN. Ils ont conclu à maintenir la paix civile entre eux et de créer une
commission d’examens des propositions sur la stratégie de défense du pays. Samir
GEAGEA avait présenté son projet qui s’oppose aux projets de HEZBOLLAH tout en
appréciant les compétences militaires des milices de ce parti. Il a demandé la
neutralité du Liban dans les conflits du moyen orient, le soutien des droits des
palestiniens, le renforcement de l’armée libanaise et que la décision militaire
doit appartenir à l’autorité de l’Etat libanais. Il a trouvé que l’organisation
militaire des milices de HEZBOLLAH est utile mais qu’il faut l’intégrer dans
l’armée pour lui donner un statut légal.
II- Position de l’ADFTL :
1
Les éléments sus cités font apparaître un aperçu limité du grave problème de la
présence de milices armées au Liban en dehors de l’autorité de l’Etat
démocratique.
2
L’opposition libanaise croit pouvoir tromper l’opinion publique en prétendant
que les milices armées sont indispensables à la défense du territoire libanais.
En fait, l’ensemble des milices armées sont sous l’autorité des régimes syrien
et iranien. Ils sont un obstacle à la paix civile et à l’autorité d’un Etat
démocratique au Liban.
3
En fait, depuis 1969, c’est la présence de milices armées diverses qui a créé
les guerres civiles, les ingérences militaires d’Israël et de la Syrie au Liban.
L’insécurité des personnes et des biens à cause de l’affaiblissement de
l’autorité de l’Etat par les pouvoirs de ces milices a maintenu
l’appauvrissement des libanais, les exodes massifs des jeunes à l’étranger à la
recherche de lieux de travail, l’attardement civil et social de beaucoup de
libanais à cause du réveil des méfiances religieuses et doctrinales extrémistes,
et la destruction des infrastructures et de l’économie du Liban.
4
La majorité des libanais ne croient pas que les milices armées et endoctrinées
au Liban soient créées uniquement pour se défendre contre Israël. Elles visent à
imposer aux libanais un Etat politiquement pro syrien et pro-iranien. HEZBOLLAH
veut dominer l’Etat libanais pour nous entrainer dans l’extrémisme belliqueux
anti occidental dangereux et inutile.
5
Israël n’est pas un Etat ennemi pour beaucoup de libanais. Les Etats d’Egypte et
de Jordanie avaient accepté le respect d’Israël de vivre en paix et depuis
aucune agression israélienne ne s’est produite contre ces Etats. La majorité des
palestiniens réclame un accord de paix avec Israël en adoptant deux Etats
indépendants voisins non belliqueux.
6
Beaucoup de libanais pensent que les ennemis du Liban démocratique et de la paix
sont les groupes armés pro syriens au Liban. HEZBOLLAH est le principal ennemi
du Liban démocratique. Le régime syrien qui soutient ces milices est, de loin,
beaucoup plus dangereux qu’Israël pour l’avenir du Liban.
7
Les vrais libanais ne croient pas à l’avenir d’un Liban indépendant et
démocratique tant qu’il y a des milices armées sur le sol libanais. Il est
inimaginable de croire que l’intégration dans l’armée libanaise de miliciens
endoctrinés religieusement contre l’indépendance du Liban et contre l’évolution
démocratique laïque de la société libanaise puisse résoudre le problème.
8
C’est grâce à la résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations Unies et à
l’administration américaine de Georges BUSCH que l’armée syrienne a été chassée
du Liban en 2005.
9
C’est grâce à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies que
les destructions et massacres causés par les bombardements israéliens de la
guerre de juillet 2006 ont été arrêtés. HEZBOLLAH avait déclenché cette guerre
meurtrière surtout sur les libanais innocents. NASRALLAH est encore fier de
cette guerre en faisant croire qu’il l’avait gagné !
10
NASRALLAH sait qu’Israël a des bombes atomiques. Il sait aussi qu’il ne peut pas
gagner la guerre contre Israël. Il a choisi le terrorisme. Il veut se battre en
utilisant la chair humaine des pauvres jeunes libanais endoctrinés
religieusement pour croire à un paradis fallacieux par le culte du martyr. Ce
choix belliqueux prépare des guerres inutiles, meurtrières et destructrices du
Liban.
11
Les responsables de l’Etat Libanais démocrate doivent trouver les moyens de
cesser d’avoir peur de ces extrémistes terroristes et de les mettre hors d’état
de nuire.
12
Nous sommes pour la neutralité du Liban dans les conflits du Moyen Orient. Nous
voulons un Etat démocratique laïque avec équilibre religieux dans les postes
publiques par moitié pour les musulmans et par moitié pour les chrétiens. La
laïcité n’est pas incompatible avec l’équité religieuse pour supprimer la
manipulation politique du sentiment religieux. Ce n’est pas les chefs religieux
qui choisiront les fonctionnaires et responsables de l’Etat. Ils seront choisis
par leurs qualités et les élections démocratiques.
13
Aucun libanais ne peut faire un projet heureux sur le territoire du Liban tant
qu’il y a des milices armées sur le sol du pays. L’Etat démocratique doit
désarmer toutes les milices et particulièrement toutes celles qui ont des liens
avec des régimes hégémoniques au Moyen Orient.
14
La formation civique et culturelle des soldats libanais doit être repensée en
faveur de la démocratie, de l’indépendance, de la neutralité du pays, et de la
laïcité de l’Etat libanais. Il n’est pas question d’intégrer à l’armée du Liban
des personnes endoctrinées pour le terrorisme et l’extrémisme religieux.
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ADFTL / 26 décembre 2008.
HEZBOLLAH n’est pas
compatible avec une démocratie au Liban.
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