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Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL).
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La mascarade des réconciliations.
La démocratie n’a pas besoin « d’ententes » ou de « réconciliations » pour bien fonctionner, si nous n’étions pas dirigés par des maffiosi armés.
I- Les faits :
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Il est un fait clair que le parlement libanais depuis son élection en juin 2005 ne remplit pas ses fonctions. Les quelques réunions et décisions ont été exécutées après des accords préalables des différents chefs des maffias politiques libanaises et même après accords de pays étrangers influents sur ces maffiosi.
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Assassinats politiques, meurtres, attentats terroristes, troubles meurtriers et destructeurs ont tous été menés partout sur l’ensemble du territoire libanais à chaque fois que les désaccords politiques entre ces maffias bloquaient les dialogues entre eux.
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Parallèlement, nous avons remarqué la présence de pourparlers entre la Syrie et Israël avec assouplissement de la politique syrienne envers Israël et la France, depuis juillet 2008. Les libanais redoutent une cabale syro israélienne en vue de partager le Liban entre ces deux pays comme ils l’ont fait au cours de la dernière guerre civile libanaise.
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Parallèlement à ces manœuvres syriennes visant à assouplir les pressions anti syriennes des pays occidentaux, on assiste à des manœuvres des groupes politiques libanais prosyriens sous la bannière des prétendues réconciliations entre les chefs politiques qui s’affrontent depuis trois ans sur la scène politique libanaise.
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Malgré la poursuite des assassinats politiques et l’insécurité sur l’ensemble du territoire du Liban, nous assistons à la médiatisation des appels à la réconciliation entre des personnalités à l’intérieur de chaque communauté religieuse ! On veut réconcilier les différents chefs druzes ensemble. Puis on voit des appels à réconcilier les différents chefs sunnites ensemble. Puis on entend parler des appels pour réconcilier les différents chefs maronites ensemble. Dans la confession chiite il est vrai que, depuis longtemps, Hezbollah et Amal, dont les milices armées sont omniprésentes, avaient confisqué l’autorité sur les chiites du Liban.
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Est-on entrain de préparer des cantons religieux au Liban, puis favoriser l’annexion des régions périphériques du Liban par la Syrie et Israël ? Les pourparlers syro israéliens sont-ils pour le contentieux du Golan ou pour la division et l’annexion du Liban par les pays voisins ? Ou tout simplement les maffiosi libanais ont décidé de faire trêve et tenter de dominer en utilisant les manœuvres électorales qui s’ouvrent jusqu’au printemps 2009 ?
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En regroupant nos informations, on constate que le désaccord est grave et profond entre les démocrates libanais d’un côté et les groupes prosyriens au Liban de l’autre côté. Ces derniers ne veulent pas rendre les armes à l’Etat libanais sauf s’ils arrivent à dominer le pouvoir du pays. Ils espèrent gagner la majorité au parlement lors des élections parlementaires du printemps 2009. Ils ont donc commencé leurs campagnes électorales par des tentatives de réconciliations et de trêves qui devraient continuer jusqu’aux élections.
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Parallèlement, les groupes prosyriens ont forcé la main du Président Michel SOLEIMAN pour retarder les réunions de dialogue qu’il a tenté de commencer le 16 septembre 2008. On ne voit pas autrement l’explication de prévoir la réunion suivante deux mois plus tard le 5 novembre 2008 ! Le Président veut sauver les apparences. L’armement de Hezbollah est un problème insolvable par l’amabilité et les prières.
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Parallèlement aussi, nous remarquons les ingérences syriennes dans les affaires intérieures du Liban. Le Président syrien n’hésite pas à déclarer publiquement des conseils ou ordres qu’il préconise pour le Président libanais Michel SOLEIMAN tel qu’un ordre d’envoyer l’armée libanaise au Nord du Liban. Il n’a pas hésité médiatiquement à tracer le chemin à ses groupes prosyriens au Liban en leur souhaitant d’essayer de prendre le pouvoir à Beyrouth par les élections parlementaires du printemps 2009. Dans le même temps, il a envoyé au nord du Liban des militaires syriens en civil pour armer et former des prosyriens dans les villages chiites du nord du Liban. Et, dernièrement, il a installé des nouveaux baraquements militaires à la frontière nord du Liban créant un climat de menace d’envahissement du Liban Nord par l’armée syrienne.
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Pendant tout ce temps, l’appauvrissement des familles libanaises continue. Aucun dirigeant politique ne serait intéressé de faire évoluer les lois et décrets de l’Etat libanais en vue de développer l’économie et créer les conditions d’augmentation des possibilités de travail et de vie en paix au Liban. Les travailleurs des classes pauvres et moyennes ne sont pas organisés pour faire des pressions sociales et politiques. Aucune possibilité ne se dessine à l’horizon pour aider à réformer ce système politique féodal qui prend l’Etat en otage depuis quarante ans.
II- La Position de l’ADFTL :
1
Nous sommes des démocrates libres mais nous n’avons pas les moyens de changer la malheureuse situation politique et économique au Liban actuellement.
2
Nous avons néanmoins le devoir de conseiller les libanais des classes pauvres et moyennes qui sont écrasés par les politiciens libanais à comportement maffiosi.
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La mascarade des « Réconciliations » doit être relativisée. Les chefs politiques ne cherchent que leurs intérêts personnels voulant préserver chacun ses chances dans les campagnes électorales qui commencent. Nous allons assister à des recompositions des alliances politiques pour le seul but de ramener ces chefs de maffias au parlement au printemps 2009. Ils vont ajourner les conflits armés puisque chacun espère améliorer sa position par la voie des prochaines élections parlementaires.
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Dans un pays vraiment démocratique, aucune réconciliation médiatique n’est nécessaire entre les hommes politiques de tendances opposées. Chacun doit défendre ses idées et essayer de convaincre le maximum de citoyens en vue d’avoir un mandat électoral et participer aux réformes du pays.
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Quand il y a un préjudice subi par une personne ou un groupe de personnes, les lois de l’Etat démocratique doivent s’appliquer. L’appareil judiciaire juge et règle les conflits. La police et l’armée imposent les décisions des jugements.
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Le Liban est encore très loin de cet état d’esprit. Nous n’avons de la démocratie que le mot creux et sans parfum.
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Les scènes sont lamentables. Les familles des victimes de meurtres déclarent compter sur les chefs de clans pour les défendre. Personne ne compte sur l’appareil judiciaire pour se faire justice. Personne ne croit que l’armée soit capable de le protéger. Les médias libanaises se mobilisent pendant des semaines pour parler des tentatives de réconciliations avec des manœuvres pour sauver « l’honneur » de chaque chef de clan.
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Les médias libanais nous permettent de voir une image très sombre du Liban du fait que la plupart sont politisés et pratiquent la propagande.
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Mais nous sommes conscients que la majorité des citoyens libanais sont révoltés contre cet état de fait. L’effort éducatif civil démocrate au Liban est entrain de se développer. Nous avons l’espoir que des réformes puissent faire évoluer le pays vers la vraie démocratie.
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Mais, nous avons deux obstacles majeurs qui risquent de retarder l’évolution démocratique.
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Le premier obstacle majeur est l’insuffisance de la nouvelle loi électorale. Elle est meilleure que la précédente, mais elle a été conçue par des chefs de maffias politiques qui ont préservé les conditions de leurs retours au pouvoir, en trafiquant les découpages du territoire, et en laissant les possibilités d’influencer les électeurs par l’argent. Ainsi, il n’y aura au prochain parlement que les riches et les chefs de clans politiques qui continueront à écraser les classes pauvres et moyennes du peuple libanais.
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L’ADFTL continuera à militer pour qu’une future loi électorale puisse permettre le choix d’un député de proximité dans une circonscription de petite taille pour représenter fidèlement chaque population de chaque petit territoire au Liban en interdisant toute alliance frauduleuse entre des chefs de clans et en empêchant toute corruption par l’argent. Tant que le député ne se sent pas responsable de ses actes uniquement devant les citoyens qui ont voté pour lui et en toute indépendance par rapport aux chefs féodaux ou personnalités influentes, on ne peut pas espérer une vraie démocratie au Liban.
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Le deuxième obstacle majeur est la présence d’armement lourd avec des milices sur le sol libanais qui échappe à l’autorité de l’Etat libanais démocratique. Personne ne peut ignorer que ce problème doit être radicalement résolu. Si les milices armées prennent le pouvoir de l’Etat, nous aurons une dictature arriérée terroriste avec déclenchement de guerre civile et annexion d’une partie du Liban par le régime syrien.
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Alors que la plupart des pays arabes entretiennent des relations normales avec les démocraties occidentales, et que la Jordanie, l’Egypte et le gouvernement palestinien sont en relations de concertation avec l’Etat d’Israël pour chercher une paix durable, nous avons au Liban des organisations extrémistes qui endoctrinent nos enfants dans une culture de terrorisme.
15
L’ADFTL pense qu’il faut éradiquer tout risque de terrorisme sur le sol libanais. Non seulement il faut désarmer toutes les milices au Liban, mais surtout il faut contrôler l’éducation de tous les enfants du Liban pour supprimer tout endoctrinement extrémiste et fanatisme religieux.
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Actuellement, les forces politiques du 14 Mars, groupes démocrates luttant pour
l’indépendance du Liban, ont bien raison de compter sur le soutien de l’ONU et
des amis parmi les démocraties occidentales. Mais ce n’est pas du tout
suffisant. Si les dirigeants de Hezbollah et ses alliés pro syriens ne veulent
pas remettre leurs armes à l’Etat libanais, les groupes du 14 Mars subiront une
défaite catastrophique s’ils ne portent pas des armes défensives, maison par
maison, quartier par quartier. Les groupes du 14 Mars donnent l’impression
actuellement qu’ils parlent avec trop de confiance en restant totalement
désarmés et en comptant sur la protection de l’armée. Les dialogues et les
mascarades de réconciliations n’apporteront rien face à des milices armées qui
veulent dominer l’Etat libanais. L’armée et les services de sécurité restent
actuellement inefficaces et incapables de désarmer ces milices. Enfin, la
coalition gouvernementale actuelle empêche les dirigeants de l’Etat d’appliquer
un vrai fonctionnement démocratique. Le gouvernement n’a ni la volonté ni la
capacité de désarmer les milices.
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ADFTL / 30 septembre 2008.
La mascarade des
réconciliations. |