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La déception libanaise du 14 juillet 2008 à Paris
Assad et Soleiman chez Sarkozy
I-
Les Faits :
1
Le président français Nicolas Sarkozy a reçu à Paris le dictateur syrien
Bachar ASSAD et il a organisé une réunion avec lui et le président
libanais Michel Soleiman, à l’occasion de la fête nationale française du
14 juillet 2008.
2
Le dictateur syrien dont le régime prend en otage la société libanaise
depuis 1969 et utilise le terrorisme d’Etat pour empêcher les libanais
de vivre en paix et en liberté a été reçu pour assister à la cérémonie
du défilé du 14 juillet 2008, place de la Concorde.
3
A l’actif du régime syrien depuis 1969, il y a eu :
-
la déstabilisation de la paix en divisant les libanais,
-
le soutien de l’armement des factions miliciennes libanaises et
palestiniennes pro syriennes pour détruire l’autorité de l’Etat libanais
depuis 1969,
-
l’alimentation de la guerre civile au Liban jusqu’à l’obtention
d’une carte blanche des pays occidentaux démocrates pour l’entrée de
l’armée syrienne au Liban depuis 1976,
-
la création des conditions du pillage du Liban par les services
secrets syriens pendant trente ans,
-
le massacre de plusieurs centaines de milliers de libanais en
entretenant les divisions politiques et religieuses et en donnant des
armes aux miliciens pro syriens en vue d’arriver à annexer le Liban par
la Syrie,
-
l’émigration de la plupart des jeunes libanais par les blocages
des possibilités de travail décent au Liban,
-
l’appauvrissement et l’asservissement des libanais qui restaient
au pays pour qu’ils soient démunis de toute possibilité de défense de
l’indépendance du Liban,
-
l’emploi du terrorisme pour assassiner les personnalités
libanaises qui défendent la démocratie et l’indépendance du Liban,
-
la création d’un climat de peur dans la société libanaise pour
empêcher toute opposition au régime syrien sur le territoire du Liban,
en utilisant les menaces, les attentats terroristes, les enlèvements et
les assassinats pour faire taire toute opposition à l’hégémonie de la
Syrie au Liban,
-
l’endoctrinement et la formation militaire de réseaux terroristes
armés pro syriens de libanais, de syriens et de palestiniens sur le sol
libanais avant le retrait forcé de l’armée syrienne du Liban en 2005,
suite à la volonté du président américain Georges W. BUSCH et à la suite
de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic HARIRI, le
14 février 2005.
4
Le terrorisme syrien au Liban avait continué après l’an 2005 par
l’intermédiaire des groupes armés pro syriens cachés au Liban dans des
zones géographiques interdites à l’armée du Liban.
5
Des réseaux secrets pro syriens surveillent tous les postes clés de
l’Etat libanais et éliminent physiquement par des attentats toute
personne qui soit un obstacle à l’autorité des groupes pro syriens au
Liban. Des meurtres et attentats politiques dépassent 25 depuis 2005.
6
C’est ainsi que ces groupes ont réussi à retarder l’élection d’un
président de la république au Liban de novembre 2007 jusqu’au 25.5.2008.
Ils ont imposé leurs conditions lors de l’accord de DOHA le 21.5.2008.
Ils ont fait élire le Général Michel SOLEIMAN président de la république
du Liban dans une position de gérant de la crise sans base politique
démocratique.
7
Le groupe politique démocratique majoritaire au parlement, portant le
nom de groupe du 14 Mars, a perdu sa bataille pour l’indépendance, la
paix et la démocratie au Liban, à cause des pressions terroristes des
groupes armés pro syriens au Liban qui sont pourtant minoritaires au
parlement.
8
Le rêve de l’indépendance du Liban est entrain de s’évanouir car le
groupe du 14 mars n’a pas les moyens d’empêcher le régime syrien de
s’immiscer dans les affaires libanaises.
9
C’est dans ces conditions que le président français, Nicolas SARKOZI,
croit bien de faire l’intermédiaire entre le < loup > syrien et la <
chèvre > libanaise !
II-
La position de l’ADFTL :
1
L’ADFTL est consciente du point faible des démocraties occidentales qui
hésitent longtemps avant d’utilisant les moyens militaires pour faire
respecter les droits de l’homme et l’autonomie des petits peuples du
tiers monde face à des dictateurs agressifs.
2
Néanmoins, les pays démocrates occidentaux sont les seuls pays
susceptibles de favoriser le soutien de l’indépendance et de la
démocratie au Liban.
3
L’ADFTL soutient toute alliance des groupes démocratiques libanais avec
les pays démocrates occidentaux. Le peuple du Liban n’a pas les moyens
pour se protéger tout seul. La morale démocrate occidentale est une
chance au début du vingt et unième siècle pour que les petits peuples
puissent aboutir à leur liberté et indépendance. Les alliances de
solidarité entre des peuples démocrates respectueux des droits de
l’homme sont justes et totalement différentes des alliances entre des
dictateurs ou des régimes totalitaires endoctrinés aveuglement par les
livres religieux anciens.
4
Mais l’ADFTL est surprise par l’attitude médiatisée du président
français Nicolas SARKOZY qui reçoit le dictateur syrien Bachar ASSAD le
jour de la fête nationale française du 14 juillet, symbole de la
démocratie française ! Le président SARKOZY croit certainement à sa
méthode à adoucir l’hégémonie du régime syrien envers le Liban et
préserver éventuellement les relations économiques françaises avec la
Syrie. L’ADFTL ne croit pas à un aboutissement favorable des tentatives
françaises avec le < renard > de Damas. La méthode française de subir,
se patienter et négocier le minimum ne marchera pas avec des dictateurs
responsables de meurtres et d’attentats aveugles au Moyen Orient.
5
Les négociations sont indispensables même avec nos ennemis. Mais il y a
des moyens diplomatiques pour réclamer et négocier. Ainsi nous
condamnons la réunion entre le président libanais Michel SOLEIMAN avec
Bachar ASSAD à Paris le 14 juillet 2008 puis le déplacement de Michel
SOLEIMAN à Damas prévu en août 2008 sans qu’il y ait aucun engagement
sérieux du président syrien pour les problèmes contentieux libano
syriens.
6
Rappelons enfin que nos remerciements vont vers les soldats de l’ONU au
Sud Liban qui protègent partiellement la légalité de l’Etat libanais et
qui sont là grâce aux soutiens des pays occidentaux démocrates y compris
la France. Notre désaccord sur la méthode du président SARKOZY ne doit
nous faire oublier tout ce que la France fait pour soutenir
l’indépendance et la démocratie au Liban. Même les grands moyens de
l’Europe et des Etats Unis d'Amérique ne suffiront pas pour établir des
démocraties dans des pays en subversions permanentes comme au Liban.
7
Ainsi, la clé de l’avenir démocrate d’un pays indépendant au Liban,
terre de Phénicie, dépend surtout de l’évolution culturelle des jeunes
libanais démocrates qui doivent s’unir malgré leurs diversités pour
renforcer le noyau dur de la défense du pays. |