Association pour la Démocratie Forte Transparente au Liban (ADFTL).
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ADFTL/Actualités libanaises du 18 mai 2008.
Réflexions
sur les actualités politiques et économiques libanaises.
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Le terrorisme entre les chefs des maffias politiques libanaises
est dans une nouvelle phase de dialogue.
I- Les faits :
1
Les quatre jours de guerre civile du 7 au 10 mai 2008, ont entraîné l’assassinat d’une centaine de civils libanais, des centaines de blessés, et des dommages graves dans les biens des particuliers et dans l’économie du pays.
2
Ces émeutes ont eu lieu à Beyrouth Ouest, au centre de Beyrouth, dans la montagne du CHOUF druze, à Akkar, à Tripoli et dans la Békaa. Le reste du Liban, en apparence, était resté calme mais les médias ont repéré des préparatifs militaires dans tout le Liban de la part des milices pro syriennes armées et alliées du parti HEZBOLLAH. Des barricades ont été installées dans les rues de Beyrouth. L’aéroport et le port de la capitale ont été fermés.
3
Comme d’habitude, les médias soumis à des groupes politiques ont fait leurs propagandes avec déformation de la réalité pour servir les intérêts des mini dictateurs libanais chefs de maffias politiques.
4
Jusqu’au 12 mai 2008, ces maffiosi étaient dans la phase d’intimidation guerrière de l’adversaire, à la manière des guerriers des maffias qui veulent faire une démonstration de force en tuant des adversaires.
5
Personne ne peut nier que le déclenchement de cette mini guerre civile a commencé par des attaques menées par les milices armées chiites de Hezbollah dans les quartiers sunnites de Beyrouth ouest et dans le Chouf druze pour intimider les partisans de Saad HARIRI et de Walid JOUMBLATT qui sont les deux chefs musulmans principaux du groupe politique du 14 mars de la majorité gouvernementale.
6
Quoi qu’ils disent les politicards du groupe du 8 mars dans l’Opposition, aucun
différent dans le conflit politique, y compris la mise en question du réseau
téléphonique de Hezbollah ou la demande de démission du chef de la sécurité à
l’aéroport de Beyrouth, ne justifie le déclenchement d’une guerre civile.
7
Lors de ces émeutes, nous avons vu que les services de sécurité intérieure et
l’armée de l’Etat libanais ont laissé les terroristes commettre des crimes et des
destructions, puis le blocage de l’aéroport, du port et des axes principaux de
la ville. Les attaques meurtrières dans le Chouf druze n’ont pas été contrées
par l’armée. Des prises en otage de civils innocents ont été effectuées devant
les barrages de l'armée sans aucune intervention des soldats. Des soldats sont
entré dans le bâtiment de la télévision Le Future pour faire sortir les employés
puis ils ont laissé le bâtiment au saccage des terroristes. Après coup, les déclarations de l’armée le 17.5.2008,
et du ministre de la défense le 18.5.2008, faisaient
croire qu’il était justifié de ne pas utiliser les armes pour éviter des bains
de sang et pour préserver l’unité du pays. Les médias ont rapporté que des
soldats accompagnaient les terroristes sans les empêcher de commettre leurs
meurtres et destructions dans les rues de Beyrouth. Il y a des responsabilités
graves de soldats de l’armée dans ces crimes. Nous ne sommes pas dans un Etat de
droits.
8
Dans un pays démocrate normal, on aurait vu la police et l’armée agir pour empêcher ces émeutes et arrêter tous les fautifs pour les mettre en prison et les faire juger. Encore une fois, nous constatons que le crime politique n’est pas puni au Liban ! On punit les faibles gens et les innocents, mais on ne touche pas aux mercenaires des chefs e maffias politiques. C’est un encouragement des terroristes pour provoquer la guerre civile et la disparition de l’Etat de droits.
9
Après l’Accord de Taef en 1989, l’armée syrienne avait désarmé les milices libanaises qui s’opposaient à l’occupation syrienne mais elle avait continué d’armer Hezbollah et les autres milices pro syriennes.
10
Après le départ de l’armée syrienne en 2005, Hezbollah affirmait que ses armes ne seront que pour la résistance contre Israël et ne seront pas utilisées à l’intérieur du pays contre l’intérêt du peuple libanais et les partis adversaires de Hezbollah.
11
Depuis 2005, Hezbollah et ses alliés se comportent comme s’ils représentent la politique du régime syrien au Liban. Ils ont bloqué l’action du gouvernement de la majorité indépendantiste du groupe de la Révolution du Cèdre, et nous avons de fortes convictions qu’ils ont participé aux différents assassinats politiques perpétrés pour faire soumettre les responsables de l’Etat à la politique syrienne au Liban. Hezbollah agissait par personnes ou groupes interposées pour créer des émeutes, telles que le déclenchement de la guerre de Nahr El Bared au Nord du Liban l’été 2006 par Fateh Al Islam, groupe nouvellement fabriqué.
12
Les dernières émeutes de mai 2008, déclenchées par Hezbollah, ont montré en plein jour la réalité connue depuis longtemps par les services secrets. Les armes de Hezbollah et ses alliés sont employées pour empêcher l’évolution de l’Etat libanais vers l’indépendance, la démocratie, et la neutralité dans les affaires insolvables du Proche Orient.
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Des médias ont rapporté que lors des négociations entre le régime syrien et le gouvernement israélien par l’intermédiaire du gouvernement turque, Bachar ASSAD a proposé la maîtrise des armes de Hezbollah en échange de traité de paix entre la Syrie et Israël. C’est une preuve supplémentaire de l’utilisation de Hezbollah par le régime syrien.
14
Les miliciens de Hezbollah avaient encerclé les domiciles de Saad HARIRI, de Walid JOUMBLATT et de Ghazi ARIDI. Militairement, rien ne les empêchait de détruire ces logements avec l’agression contre ces personnalités politiques. Hezbollah voulait faire savoir qu’il est capable de faire un coup d’Etat et prendre le pouvoir à Beyrouth à tout moment. Il voulait aussi faire céder ces personnalités pour qu’ils obéissent à ses exigences. Comment expliquer que les terroristes ont tué des civils innocents puis ils se sont arrêtés aux portes des chefs politiques?
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Après ces agressions, nous avons la surprise de la reddition de Walid JOUMBLATT qui a fait soumission à Talal ARSLANE, druze pro syrien qui, en échange, lui aurait promis la vie sauve, à la manière du vainqueur au Moyen Age. Le gouvernement de Fouad SANIORA, à la demande de Saad HARIRI et de Walid JOUMBLATT, a annulé les deux décisions gouvernementales contestées par Hezbollah. Il s'agit de la soumission à la force des armes, dans un Etat où l'armée et l'appareil judiciaire ne font pas leurs devoirs.
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Hezbollah a fait la démonstration sur le terrain qu’on ne peut plus gouverner sans son accord, exactement comme la situation existait lors de l’occupation syrienne. Le régime syrien a remplacé son armée au Liban par ses alliés de Hezbollah et autres milices pro syriennes.
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La cartographie militaire du Liban d’aujourd’hui montre une menace imminente de deux actions possibles du régime syrien au Liban :
- ou bien ce régime a des intentions d’annexer tout le Liban,
- ou bien ce régime veut diviser le Liban pour annexer à la Syrie les zones libanaises à majorité musulmane.
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Les envoyés de la Ligue arabe sont venus à Beyrouth après les émeutes pour finaliser l’armistice provisoire entre les vainqueurs et les vaincus parmi ces chefs. Les chefs des maffias politiques libanais ont accepté d’aller dialoguer à Doha à Qatar dès le 16.5.2008.
18
A Doha, la conférence va se dérouler entre vainqueurs qui pointent les armes et les vaincus qui veulent sauver le minimum possible. On ne voit pas comment les responsables de la Révolution du Cèdre puissent se défendre sans armes face à des terroristes surarmés, en l’absence d’action des forces de sécurité des Nations Unies ou des superpuissances occidentales démocrates.
II – Position de l’ADFTL :
1
L’ADFTL est consciente des circonstances atténuantes de la mésaventure du gouvernement Saniora dans le mauvais calcul d’avoir pris deux décisions irritantes pour Hezbollah qui ont été utilisées comme prétexte pour attaquer Beyrouth Ouest et créer des émeutes du 7 au 12 mai 2008.
2
Néanmoins, nous reprochons à ce gouvernement de ne pas avoir préparé l’armée du Liban pour qu’elle fasse son travail de maintien de l’ordre avant de mettre en question l’autorité de Hezbollah alors qu’il est bien connu que ce dernier est plus armé et plus fort que l’armée du pays.
3
De même, nous reprochons à ce gouvernement de ne pas avoir vérifié si le chef de l’armée libanaise soit du côté du gouvernement majoritaire démocrate au lieu de rester à distance laissant les terroristes tuer, blesser et brûler sans les en empêcher.
4
Le chef de l’armée et son équipe de généraux, ainsi que les services de sécurité intérieure sont fautifs d’avoir laissé des terroristes commettre des crimes sans tenter de les empêcher et de les arrêter.
5
L’appareil judiciaire à ce jour ne donne aucune information sur la possibilité d’ouvrir des enquêtes pour retrouver les coupables et les faire juger.
6
Dans ce climat, de début de guerre civile, les attitudes des différents responsables de l’Etat ne font qu’encourager les terroristes de continuer à violer les lois.
7
Mais nous savons que les malfaiteurs dans la rue ne sont que les exécutants de chefs politiques libanais qui se comportent comme des chefs de bandes terroristes avec l’appui des régimes syrien et iranien.
8
C’est ainsi que le qualificatif de chefs de Maffias politiques Libanaises nous paraît correspondre aux principaux responsables politiques de l’opposition qui ont fait porter les armes à leurs milices pour commettre des crimes à Beyrouth et les autres régions du Liban.
9
Nous rappelons qu’en pays démocratique les divergences entre les projets politiques doivent être discutées et tranchées dans les salles du parlement en présence de tous les députés. Ce n’est pas le cas au Liban depuis que Nabih BERRI, président du parlement avait bloqué le pouvoir législatif. Il a préféré les marchandages et les chantages entre les chefs des clans politiques et en dehors du fonctionnement prévu par la Constitution.
10
La communauté chiite du Liban paraît être soumise à la dictature de Hezbollah et son allié le Mouvement AMAL de Nabih BERRI puisque ces derniers jours il y a eu des intimidations contre des chefs politiques et religieux chiites qui se sont exprimés contre la mauvaise attitude de Hezbollah.
11
Pour éviter la poursuite d’une guerre civile et en raison de l’inaction de l’armée pour faire respecter la loi, nous comprenons la détresse des chefs du groupe du 14 mars qui ont réculé et cédé pour éviter le pire.
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Mais le conflit reste entier et il est devenu plus grave, puisque nous venons de vivre la démonstration sur le terrain que Hezbollah veut diriger le gouvernement à Beyrouth ou prendre entièrement le pouvoir avec sa ligne politique d’une dictature islamique pro iranienne, pro syrienne, guerrière contre Israël et contre les pays occidentaux.
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La démocratie ne fonctionnera pas avec des chefs de maffias qui sont au service d’idéologie archaïque de deux pays étrangers.
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La démocratie ne peut pas être efficace si l’armée du pays ne fait pas appliquer la loi et punir les hors la loi.
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Nous n’attendons aucune solution équitable dans les dialogues à Doha. S’il y a accords entre les chefs en présence, ils ne seront ni justes ni applicables sur le terrain au Liban. En démocratie, des chefs de mafias ne peuvent pas représenter le peuple du Liban.
16
Tant qu’il y a des milices armées pro syriennes au Liban, l’Etat libanais est menacé de division, et il n’est pas possible d’appliquer un fonctionnement démocratique. Nous réclamons le désarmement de toutes les milices et la récupération des armes de Hezbollah par l'armée libanaise. L'armée doit être efficace et aux ordres du gouvernement majoritaire.
17
Si les démocrates libanais n’ont pas les moyens de se défendre, nous l’avons déjà répété, il faut s’adresser aux amis démocrates parmi les superpuissances par l’intermédiaire des Nations Unies pour faire maintenir l’ordre au Liban par une force multinationale en application du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies. En attendant des armes défensives doivent être remises à tous les démocrates libanais si Hezbollah et ses alliés refusent de remettre leurs armes à l'Etat Libanais. Nous refusons toute force de maintien de l'ordre si elle appartient à un Etat non démocratique.
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