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Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL). |
Le 30 avril 2008.
Des Chefs maffiosi politiques au Liban continuent des trocs,
volant la démocratie au faible peuple du Liban
I- Les faits:
1
Avril 2008 s'achève et l'Etat libanais reste paralysé par l'absence d'élection
d'un président de la république, l'absence de fonctionnement efficace du
gouvernement, le blocage de toute action utile du parlement, l'inertie totale de
l'appareil judiciaire et des forces de défense de l'Etat qui auraient dû agir
pour imposer l'application immédiate et permanente de la Constitution.
2
Le faible peuple du Liban se demande s'il faut continuer à " prier ", à " se
patienter ", et continuer à envoyer les
jeunes à l'étranger pour travailler et envoyer de quoi nourrir ceux qui ne
peuvent pas sortir du ghetto Libanais. Les intouchables parmi les clergés "
délégués par les dieux ", et les chefs de maffias politico économiques restent
tranquilles dans leurs châteaux pour présenter leurs déclarations aux médias.
3
Le faible peuple du Liban se demande s'il faut plutôt ne plus croire aux
miracles des dieux et commencer une vraie révolution démocratique. En 2008, les
libanais n'ont pas encore compris que la démocratie avait commencé en 1789, en
France, par une révolte populaire.
4
Le faible peuple du Liban se demande s'il n'a pas eu grand tort d'avoir continué
à voter depuis plusieurs dizaines d'années pour réélire au parlement et aux
pouvoirs de l'Etat les mêmes chefs de clans ou leurs héritiers, pour les
remercier d'avoir distribué quelques dollars à la veille des élections en guise
de charité sur le dos du contribuable et du budget de l'Etat. Il ne reste
malheureusement dans
la mémoire des nécessiteux que la générosité de ces chefs qui ont pillé l'Etat
libanais.
5
Les démocrates du Liban se demande jusqu'à quel point devraient-ils rester
dociles face à ces chefs de maffias politiques qui
présentent quotidiennement leurs chantages réciproques à travers leurs médias et
détruisent l'activité économique et sociale des gens.
6
Les démocrates du Liban se demande pourquoi les lois libanaises et la
Constitution ne sont pas appliquées à la lettre, puisque tout est prévu pour que
le fonctionnement de l'Etat ne s'arrête pas.
7
Les démocrates du Liban se demande pourquoi, face à l'inertie des responsables
du fonctionnement de l'Etat, l'appareil judiciaire et l'armée libanaise
n'interviennent pas pour imposer l'application de la Constitution et pour
écarter des pouvoirs de l'Etat toute personne fautive de ne pas avoir fait le
devoir de sa fonction.
8
Le scandale des tricheries des chefs de maffias politiques libanais est
maintenant connu du monde entier. La mascarade effectuée mardi 22 avril 2008
pour une session parlementaire avortée
n'innocente nullement ni le chef du parlement ni sa suite armée qui menace la
démocratie. La Constitution n'exige pas la présence des deux tiers des députés
dans la salle pour élire un président. Un président de la république doit être
élu immédiatement au deuxième tour par une majorité simple, si nécessaire. La sélection est
prévue automatiquement par la Constitution.
9
Depuis quand on veut faire admettre aux démocrates qu'avant une élection, il
faut dialoguer avec des chefs de maffias pour les contenter avant de procéder à
une élection démocratique.
10
Un deuxième scandale est entrain de se mettre en évidence. C'est la passivité de
l'appareil judiciaire et de l'armée libanaise qui s'obstinent à faire croire
qu'ils restent neutres face à une guerre imposée entre le peuple démocrate qui
veut défendre l'Etat démocrate et républicain d'un côté, et les chefs de maffias
politiques qui paralysent l'Etat pour leurs intérêts privés de l'autre côté.
11
Fin avril 2008 nous remarquons aussi que le régime syrien qui veut annexer le
Liban refuse l'internationalisation du conflit libanais. Il préfère sans doute
que ses mercenaires libanais armés prennent le pouvoir à Beyrouth.
12
Les premiers éléments de l'enquête sur l'assassinat de deux militants Kataeb à
ZAHLE montrent un acte de terrorisme organisé avec des liens avec HEZBOLLAH qui
a protégé les assassins. Il s'inscrit dans le cadre d'intimidation des
militants chrétiens favorables à l'indépendance du Liban. La tactique terroriste
syrienne est connue depuis 1969. Le régime syrienne fait croire aux divisions
entre les personnes de la même communauté pour l'affaiblir, puis il fait croire
qu'il est appelé au secours pour stabiliser les conflits. La Syrie a réussi sa
tricherie devant la communauté internationale en 1976 pour entrer son armée au
Liban.
13
Le 19ème rendez-vous au parlement pour l'élection d'un président est prévu le 13
mai 2008. Les exigences déclarées des différents chefs de groupes politiques se
modifient peu à peu. Mais, le fond du conflit persiste. Nous ne sommes pas en
fonctionnement démocratie. Nous voyons des chantages pour le partage des pouvoirs de l'Etat
entre des chefs de maffias politico économiques. Si ces responsables politiques
étaient vraiment démocrates et non corrompus, ils iraient au parlement pour
faire leur travail dans le respect strict de la Constitution et ils se
contenteraient de respecter les décisions quelles qu'elles soient de la majorité
parlementaire.
II - Position de l'ADFTL:
1
Rappelons, en premier lieu, que l'ADFTL n'agit que dans le respect des lois et
de la Constitution libanaise ainsi que les droits de l'homme de la Charte des
Nations Unies, en vue de développer la démocratie juste au Liban et pour
améliorer le niveau de vie de tous les libanais.
2
Rappelons, en deuxième lieu, que l'ADFTL n'accuse nommément personne
d'infractions à la loi mais pose des questions sur des soupçons sérieux
d'infractions à la loi qui devraient être évaluées par l'appareil judiciaire
pour agir avec l'aide de l'armée libanaise pour faire fonctionner
démocratiquement toutes les institutions de l'Etat. Si nous parlons de soupçons
d'attitudes maffieuses, c'est pour dire que toute exigence d'un homme politique
en dehors du fonctionnement normal de la Constitution et des lois dans un climat
de menaces de guerre civile et de présence de milices armées est susceptible de
correspondre à un acte maffieux. Notre action médiatique est pour réveiller la
conscience du peuple démocratique du Liban pour qu'il ne soit pas malmené par de
telles attitudes. L'appareil judiciaire avec l'aide de l'armée devait agir
depuis longtemps pour faire son travail. Les défaillances à ce niveau
devraient faire réfléchir les futures responsables du pays pour faire des
réformes. Autrement, il sera indispensable de demander au Conseil de Sécurité
des Nations Unies d'utiliser son devoir d'ingérence au Liban.
3
Nous constatons que la démocratie au Liban a été volée. En effet, les règles
pour l'élection d'un président de la république n'ont pas été appliquées. La
procédure de réunion des députés au parlement pour débattre et voter pour un
président n'a jamais été effectuée. Le prétexte des annulations des réunions ou
d'ajournements de réunions pour l'élection présidentielle au fait de l'absence
d'un quorum de deux tiers de députés présents dans la salle n'existe pas dans la
procédure constitutionnelle de l'élection de président de la république. Les
invitations au dialogue entre chefs de clans en dehors de l'enceinte du
parlement est assimilable à un acte maffieux.
4
Les explications médiatisées par Monsieur Nabih BERRI et ses collaborateurs sont
inacceptables. La Constitution n'a pas prévu des promesses de réunions
ajournables. Elle a prévu une réunion immédiate et permanente jusqu'à l'élection
d'un président. Elle n'a pas prévu des dialogues entre des chefs politiques
libanais qui marchandent leurs parts au pouvoir, puis entre des chefs d'Etat
voisins, puis à la Ligue Arabe ou entre des superpuissances mondiales avant de
réunir les députés pour cette élection. Le dialogue doit avoir lieu librement au
sein du parlement entre tous les députés. L'élection devait avoir lieu qu'il y ait
consensus ou pas et si nécessaire par un vote à la majorité simple.
5
La bonne volonté de Monsieur Nabih BERRI n'est pas prouvée avec sa promesse
d'ouvrir le parlement pour des réunions des commissions parlementaires.
L'élection présidentielle et le fonctionnement de toutes les institutions de l'Etat
démocratique sont une urgence vitale pour que les faibles, parmi les libanais
appauvris par le comportement de responsables politiques, puissent survivre.
6
Puisque la majorité au parlement et au gouvernement n'ose pas appliquer la
Constitution et procéder à l'élection immédiate d'un président de la république,
du fait selon les médias des menaces de guerre civile régulièrement proférées
par l'opposition pro syrienne armée et dirigée par Hezbollah, il est du devoir
des démocrates libanais de faire appel au Conseil de Sécurité des Nations Unies
pour protéger l'Etat et la démocratie au Liban. Nous ajoutons que l'armée
libanaise et l'appareil judiciaire libanais n'ont pas accompli leur devoir de
faire respecter la Constitution et d'imposer l'élection immédiate d'un président
de la république. Le devoir d'ingérence des Nations Unies doit être appliqué au
Liban comme dans tout pays faible et menacé par ses voisins. Toutes les
résolutions du Conseil de Sécurité doivent être appliquées, ainsi que l'élection
rapide d'un président de la république.
7
L'assassinat de militants chrétiens à ZAHLE fait partie de la
succession d'assassinats et d'agressions planifiés par le régime syrien et ses
mercenaires au Liban. Non seulement il faut punir les exécutants des crimes,
mais il faut aussi empêcher les commanditaires de ces crimes de continuer leur
terrorisme. Les actes terroristes se répètent en vue de diviser les libanais
entre communautés et même à l'intérieur de chaque communauté. Cela nous rappelle
les troubles qui ont commencé en 1969 et ont abouti à l'entrée de l'armée
syrienne au Liban. La démocratie doit être armée et forte pour pouvoir préserver le
droit. C'est pourquoi nous demandons au gouvernement d'instaurer l'Etat
d'urgence, de renforcer l'armée en équipement et en militaires efficaces pour
faire face aux dangers et les prévenir avant de sombrer dans le chaos.
8
Le conflit actuel au Liban n'est plus confessionnel malgré la manipulation
sectaire par les terroristes. Il est entre les libanais démocrates qui veulent
un Etat de droits, pacifique, moderne, et neutre, d'une part, et les libanais
non démocrates, sectaires, extrémistes, et racistes contre l'occident, les
chrétiens du Moyen Orient et les juifs d'autre part. La Révolution du Cèdre au Liban fait
partie des Révolutions pour la démocratie des peuples modérés du Proche et Moyen
Orient. Nous devons faire la différence entre les ennemis du Liban démocrate qui
sont des dictateurs au Moyen Orient et les pays amis du Liban démocrate qui sont
les pays occidentaux. Les premiers doivent être empêchés de nuire. Les seconds
ont le devoir d'ingérence dans les obscures affaires libanaises pour aider à
restaurer la démocratie. L'ADFTL doit défendre l'alliance indispensable du Liban
avec les pays démocrates solidaires du Liban tout en réclamant la neutralité du
Liban face aux conflits interminables du Moyen Orient. Le Liban ne peut pas
continuer à être utilisé comme un pion dans les conflits des extrémistes de la
région.
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__________ADFTL / 30-4-2008.Maffias politiques libanaises ont volé la démocratie. _________