Association pour le Démocratie Forte Transparente au Liban (ADFTL).

ADFTL/Actualités libanaises du 15 février 2008.

Réflexions sur les actualités politiques et économiques libanaises.

Résultat du

Troisième souvenir de l’assassinat de Rafic HARIRI

Le 14/02/2008

I – Les faits :

1
Trois ans après l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais, Rafic HARIRI, le gouvernement libanais et les institutions de l’État restent bloqués par les agissements illicites des libanais et les palestiniens pro syriens habitant au Liban. Le centre-ville de Beyrouth est occupé par l’installation de tentes de protestataires de l’opposition. Ni le gouvernement, ni l’armée et ni l’appareil judiciaire n’ont l’audace d’agir en application des lois pour remettre la ville dans une situation de fonctionnement normal et en sécurité. Des actes d’agressions ont eu lieu dans les rues, avec destructions des biens, et provocations de meurtres et de blessures. Des agressions ont eu lieu dans différentes régions du Liban.

2
Les hommes politiques continuent d’alimenter un climat délétère, en proférant des menaces de guerre civile, et des intransigeances dans les choix politiques. Les divergences ente les principaux groupes politiques paraissent insolvables. Les conflits sont médiatisés à outrance par les médias libanais.

3
Les services de sécurité et l’armée libanaise essayent de limiter les dommages en s’interposant entre les belligérants à chaque émeute. Mais leurs actions sont limitées sans remonter aux responsables politiques des troubles et sans livrer tous les fautifs à l’appareil judiciaire. La peur des milices armées freine l’action des institutions de l’État.

4
De même, l’appareil judiciaire libanais n’est pas efficace surtout au sujet du rétablissement du fonctionnement de l’État et la punition des responsables politiques de la paralysie économique et sociale du pays.

5
Les assassinats politiques et les menaces ont continué d’être dirigés contre les responsables politiques de la majorité gouvernementale. Les chefs politiques sont barricadés pour se protéger.

6
Face à cette situation, avec absence d’élection de président de la république, le groupe du 14 mars a voulu mobiliser ses partisans pour démontrer sa puissance à l’occasion du troisième souvenir de l’assassinat de Rafic HARIRI.

7
Dès le début de février 2008, Mr Saad HARIRI, chef du Mouvement du Futur, est allé à TRIPOLI, au Nord du Liban, pour mobiliser ses troupes en préparation de la manifestation du 14 février. Nous avons entendu par la suite, que le parti HEZBOLLAH avait déplacé vers le Nord du Liban environ 250 miliciens pour surveiller et peut être menacer Saad HARIRI.

8
Les mobilisations des partis chrétiens ont été importantes, avec participation massive au rassemblement du 14 février à l’exception du Mouvement Patriotique Libre du Général AOUN.

9
Le Patriarche maronite SFEIR a soutenu la majorité en souhaitant l’élection rapide d’un président de la république. Il a subi des attaques verbales de la part de Mr SOLEIMAN FRANGIEH, pro syrien et chef de ELMARADA.

10
La manifestation du 14 février 2008 a eu lieu sans incident notable avec rassemblement d’environ un million de personnes place des Martyrs à Beyrouth. Les orateurs ont réclamé l'élection rapide du Général Michel SOLEIMAN pour la présidence de la république. Ils ont rejeté les chantages de l'opposition et tout risque de retour du pouvoir syrien au Liban. Ils ne veulent pas donner un droit de veto à l'opposition dans le futur gouvernement.

11
En même temps, dans la banlieue sud de Beyrouth, HEZBOLLAH  a rassemblé ses partisans pour les funérailles de Imad MOUGHNIYEH, chef milicien, qui a été assassiné le 12.2.2008 à Damas. Il est connu pour des actes terroristes contre les américains et les israéliens. Mr Hasan NASRALLAH, secrétaire général, a accusé Israël de cet assassinat. Il a proféré des menaces de guerre ouverte contre l'Amérique et Israël. Il a également attaqué les propos des chefs du groupe de la majorité gouvernementale au Liban.

12
Curiosité de l’attitude des politiciens libanais, des condoléances pour la mort de Mr MOUGHNIYEH ont été présentées à HEZBOLLAH de la part de Mr Saad HARIRI, et Mr Fouad SANIORA, tous deux barricadés dans leurs forteresses de peur d’être agressés par HEZBOLLAH. Le chef de l’armée le général Michel SOLEIMAN, qui a théoriquement la mission de désarmer les milices au Liban s’est déplacé pour présenter ses condoléances. Ce terroriste peut avoir été responsable de l’assassinat de plusieurs personnalités libanaises, et en tout cas il était le lien principal entre les services secrets des régimes syrien et iranien, et les milices armées de Hezbollah sur le sol libanais.

13
Les responsables de l'ONU, des États Unis d'Amérique et  de la France ont rappelé leur soutien au gouvernement légitime au Liban, à l'élection de Michel SOLEIMAN rapidement  à la présidence de la république,  et à l'instauration d'un État de droit démocratique au Liban.

14
Le jour du 14 février 2008 a montré à Beyrouth la présence de deux courants politiques principaux qui s'affrontent au Liban: celui des démocrates indépendantistes et celui des pro syriens anti-occidentaux. Ils paraissent inconciliables et laissent l’État libanais à la dérive.

 

II – Position de l’ADFTL :

1
L’ADFTL a appelé pour le soutien de la manifestation du 14 février 2008, par respect envers les victimes du terrorisme, et pour la poursuite de la Révolution du Cèdre pour un État indépendant et démocrate.

2
L’ADFTL regrette l’absence des démocrates libanais de l’opposition dans cette manifestation, en particulier ceux du Mouvement Patriotique Libre.

3
La menace d’affrontements armés entre les libanais persiste tant que des milices installées sur le territoire libanais se sentent impunis. A ce propos, l’ADFTL considère que les services de la sécurité intérieure et l’armée libanaise n’ont pas à rester neutres pour juste séparer les émeutiers de tendances opposées. Le citoyen se sentirait mieux en sécurité si l’armée impose le respect de la LOI en arrêtant tout émeutier et le livrant à la justice. L’ADFTL a été choquée face aux agressions contre l’armée libanaise et surtout nous n’avons pas compris le scandale de l’arrestation des militaires qui faisaient leur devoir de maintien de l’ordre, et qui ont utilisé leurs armes en légitime défense. Le commandement de l’armée a commis une erreur d’appréciation qui nuit à la confiance des citoyens envers l’armée libanaise. Quelques jours après ces arrestations, une dizaine de militaires ont été tabassés, et blessés sans réagir ayant peur de leur propre commandement, ce qui est inadmissible.

4
L’ADFTL aurait préféré que l’armée déloge le sit-in du centre-ville de Beyrouth par la force publique et arrête tout contrevenant à l’ordre public et sans tarder. L'État ne doit pas traiter de la même façon les hors-la-loi et les braves gens!

5
Face aux négociations interminables des chefs de clans politiques, l’ADFTL rappelle que le Liban aurait été en paix depuis longtemps s’il y avait une vraie démocratie et un fonctionnement normal des institutions libanaises. Pour nous, démocrates, nous considérons que le seul lieu de négociations politiques est le parlement libanais où chaque projet ou chaque élection peut se faire selon la Constitution, et par votes aux bulletins secrets de tous les députés. Nous devons sortir du « système de démocratie entre des chefs de maffias ».

6
La réduction substantielle des ingérences étrangères dans la politique interne du Liban est possible seulement si les projets, lois et décisions principales sont débattus publiquement au sein du parlement et réalisés après vote aux bulletins secrets. Cette façon d’évolution démocratique rendra les menaces, assassinats et violences inefficaces et inutiles pour les terroristes qui cherchent à influencer les décisions politiques.

7
Le Liban a besoin d’aides politiques, humanitaires et financières pour renforcer sa démocratie. Toutes les autres aides qui risquent de réduire la démocratie et l’indépendance du Liban doivent être rejetées.

8
Et pour finir ce texte, nous rappelons qu’il n’est pas possible de négocier un fonctionnement démocratique de l’État libanais avec des milices armées. Le préalable pour travailler avec des députés qui représentent des milices armées est qu’ils remettent les armes à l’armée libanaise.

 

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__________ADFTL / 15-2-2008. Troisième souvenir de Rafic HARIRI, le 14 février 2008_________

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