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Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL). |
Le 27 décembre 2007.
Bilan de trois ans des Maffias Politiques Libanaises
I- Les faits :
1
Veuillez noter que la synthèse politique faite par l’ADFTL des évènements au Liban se base sur les informations diffusées par les médias essentiellement libanaises. Elles peuvent s’éloigner des réalités sans que notre association puisse repérer les erreurs. L’ADFTL décline toute responsabilité des éventuelles fausses informations rapportées et qui peuvent induire l’Association en erreur d’appréciation. Toute critique faite par l’ADFTL est faite pour défendre le peuple libanais des classes moyennes et pauvres sans aucune volonté de nuire aux personnes citées ou supposées responsables de préjudices. L’ADFTL est donc exposée à des erreurs qu’elle regrette d’avance.
2
A la fin de 2007, deux ans et demi après le départ des forces de l’occupation syrienne, nous sommes devant l’avortement dramatique de la Révolution du Cèdre. Nous parlons de la fausse démocratie libanaise qui glisse davantage vers un climat de luttes de pouvoirs entre chefs de maffias politiques.
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Une partie importante du corps politique libanais musulman qui était soumise et coopérait avec l’hégémonique régime syrien pendant la période d’occupation depuis 1976, avait intégré la Révolution du Cèdre après l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic HARIRI en 2005. Leurs chefs de files sont Saad HARIRI, sunnite, et Walid JOUMBLATT, druze.
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Les personnalités politiques chrétiennes hostiles à l’hégémonie syrienne au Liban qui étaient persécutées lors de la présence syrienne au Liban ont été séparées en deux groupes. Le premier groupe est devenu allié du Mouvement du Futur de Saad HARIRI et du Parti socialiste progressiste de Walid JOUMBLATT (groupe du 14 mars) dans l’espoir de créer une révolution démocratique et la restauration des institutions de l’Etat. Il s’agit des mouvements politiques des Forces Libanaises, des membres de Kornet Chehwan, et des Kataebs. Le deuxième groupe est le Mouvement Patriotique Libre du Général AOUN qui a été exclu du Gouvernement SANIORA à cause de ses réclamations des droits chrétiens négligés et de ses positions contre la corruption de certains dirigeants de ce groupe du 14 mars. Monsieur SANIORA avait préféré former, en 2005, un gouvernement par alliance avec les personnalités musulmanes restées liées au régime syrien. Ce sont Hasan NASRALLAH du parti Hezbollah et Nabih BERRY du Mouvement AMAL.
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Les responsables de la Révolution du Cèdre de 2005 ont eu tort de ne pas intégrer le Mouvement Patriotique Libre au Gouvernement SANIORA et d’avoir introduit Hezbollah et AMAL dans ce gouvernement. Hezbollah a entraîné le Liban dans un conflit armé avec Israël sans le consentement du gouvernement en juillet 2006. Les pro syriens au sein du gouvernement Saniora ont bloqué l’évolution de la Révolution du Cèdre. L’évolution vers une vraie démocratie est incompatible avec la présence de milices armées par des partis politiques et liées à des régimes de pays étrangers.
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Après la démission des ministres chiites du gouvernement SANIORA, ce dernier ne les a pas remplacés et il a continué de gouverner contre le Mouvement Patriotique Libre du Général AOUN. Des responsables politiques chrétiens du groupe du 14 mars ont favorisé la mise à l’écart du Général AOUN très probablement par conflits d’intérêts pour le pouvoir sans rapport avec les besoins du peuple chrétien du Liban.
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Les dialogues poursuivis pendant trois ans en dehors des institutions démocratiques du parlement, du gouvernement, et du Conseil Constitutionnel, sont des dialogues de sourds sans aucun résultat utile. Ils ont occupé les députés par des conflits stériles qui n’ont rien à voir avec les besoins législatifs du peuple libanais.
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Après la fin du mandat présidentiel de Emile LAHOUD, le 24 novembre 2007, le poste de président de la république est demeuré vacant. Chaque chef de clan paraît vouloir négocier des assurances sur ses parts d’intérêts dans la future reconstruction du pouvoir de l’Etat. Il est habituel de dire dans la rue au Liban que l’homme politique achète ses électeurs par des millions de dollars. Puis il récupère davantage de millions en marchandant ses abus de pouvoir pendant son mandat. Ces députés ne se contentent pas de travailler pour leur salaire de base !
9
Le peuple libanais avait voté en juin 2005 pour élire 128 députés au parlement. Aucune décision législative sérieuse n’a été prise par ce parlement en trois ans. L’essentiel du programme promis par le gouvernement n’a pas été fait.
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25 assassinats et tentatives d’assassinats politiques ont eu lieu pendant cette période. Aucune inculpation concrète n’a eu lieu à ce jour. Chaque attentat coïncidait avec l’augmentation des tensions politiques entre les chefs des clans ! C’est bien caractéristique des luttes entre maffias locales même s’il est possible qu’il y ait aussi des ingérences terroristes étrangères.
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Des centaines de milliers de jeunes libanais ont migré à l’étranger pour chercher du travail. Le chômage augmente. L’appauvrissement des libanais est devenu insupportable. L’infrastructure du pays est en ruine. L’Etat est surendetté.
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Cependant, les hommes politiques ont pu embellir leurs palaces pour recevoir les grands de ce monde et discuter de la « politique politicienne de leurs parts dans le futur pouvoir de l’Etat». La plupart des chefs politiques possèdent leurs châteaux, leurs millions de dollars, leurs appareils de propagande et leurs milices. La comédie des dialogues entre eux est ahurissante : poses de conditions, changements de décisions, contradictions, bascules des alliances, déclarations menaçantes et appels au consensus et l’entente. Il n’y a aucun respect de l’Etat de droit, des lois et de la Constitution.
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Au total, le Liban n’est pas soumis à une seule dictature. Il est soumis à plusieurs dictatures de chefs de maffias qui se battent pour le partage du pouvoir de l’Etat afin de continuer à avoir des parts de l’argent des emprunts de l’Etat qui seront à faire rembourser par le citoyen libanais. De plus, ils se font payer leurs services à des pays voisins en instrumentant les endoctrinements religieux et raciaux, au détriment de la paix et des économies des libanais des classes moyennes et pauvres.
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Ainsi, le libanais démocrate des classes moyennes et pauvres ne paraît avoir confiance aujourd’hui à aucun des chefs politiques actuels au Liban. Il n’y a jamais eu de vraie démocratie transparente et juste au Liban. Le partage de « la proie qui est l’Etat et son budget» entre les chefs de clans n’a rien à voir avec la vraie démocratie.
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Fin décembre 2007, les médias présentent le Général Michel SOLEIMAN comme candidat à la présidence de la république qui serait soutenu « à l’unanimité par les libanais » ! Mais il paraît interdit de présenter son programme politique de candidature. Les chefs de clans retardent son élection pour s’assurer à l’avance de leurs parts dans le futur pouvoir de l’Etat. A ce jour, ni le peuple ni le parlement ni le Conseil Constitutionnel n’ont été consultés !
II – Position de l’ADFTL :
1
Comment redonner de l’espoir au citoyen libanais des classes moyennes et pauvres ? Le pouvoir de l’Etat est mis en pièces par des maffias libanaises dirigées par des riches chefs de clans politiques soupçonnés de corruptions. Il n’y a aucun espoir de retrouver un Liban indépendant et prospère sans ses citoyens des classes moyennes et pauvres. Les clans féodaux qui contrôlent les pouvoirs locaux au Liban ont fait fuir par émigration des millions de Libanais pour des raisons économiques depuis plusieurs siècles, avec aggravation récente. Ce système annonce la disparition du Liban. Cette disparition va arriver lentement par l’appauvrissement des gens qui restent au pays et par la domination islamisante du pouvoir central de l’Etat libanais. L’ADFTL est née pour s’opposer à cela. Notre Liban est la Phénicie neutre dans un Moyen Orient pacifique et démocratique avec respect et équilibre entre tous les croyants et aussi les laïques !
2
Nous conseillons à chaque libanais de militer avec les principes de l’ADFTL. Il n’a pas besoin d’être déclaré publiquement membre de l’ADFTL. Il peut rester anonyme. Il faut agir avec son entourage et ses relations pour :
- Faire changer la loi électorale pour une élection démocratique libre et directe au niveau de petite circonscription à un seul poste de député, chacune. La sélection peut être faite à plusieurs tours à la majorité simple, en contrôlant la corruption et la tricherie. Au niveau national et pour écarter les méfiances religieuses, il est indispensable d’avoir un parlement formé de députés à moitié chrétiens et à moitié musulmans.
- Ne pas se faire entraîner dans des actes de violence ou de troubles à l’ordre public, pour protéger les personnes et le reste des moyens économiques du pays.
- Préparer votre entourage pour ne pas voter aux prochaines élections parlementaires en faveur des chefs féodaux de clans et de maffias bien repérables actuellement. Nous devons voter pour des jeunes libanais démocrates, compétents, indépendants, qui acceptent de travailler pour le service des citoyens des classes moyennes et pauvres.
- Et, si vous vous sentez capable d’être candidat aux élections parlementaires en soutenant les principes de l’ADFTL, vous pouvez prendre contact avec notre direction pour constituer votre dossier.
3
Notre espoir est de voir arriver au futur parlement libanais une majorité de députés solidaires dans un fort groupe démocrate pour appliquer le programme de l’ADFTL. Notre solution est un Liban Fort, Neutre, Indépendant, transparent et démocrate. Donnons l’exemple du petit pays, La Suisse, qui abrite plusieurs ethnies à plusieurs langues et qui a pu éviter les dommages de plusieurs guerres européennes et mondiales grâce à sa neutralité.
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ADFTL / 27-12-2007: Echec de la Révolution du Cèdre à cause des Maffias Politiques
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