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Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL). |
Le 15 septembre 2007.
Monsieur Nabih BERRY est coincé dans un
système de fausse démocratie
où il faut partager le gâteau du pouvoir pour éviter la violence!
I- Les faits.
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Monsieur Nabih BERRY, président du parlement, chiite du Mouvement AMAL, allié du parti HEZBOLLAH, tente, depuis début septembre 2007, un recours pour chercher un accord ou un terrain d'entente entre la Majorité et l'Opposition.
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Il est hostile à la majorité actuelle du gouvernement SANIORA, mais sa fonction de président du parlement l'emmène à faire cet effort de dernières menaces. Depuis la guerre de juillet 2006, il a participé à l'effondrement de l'économie libanaise, par son soutien à la démission des ministres de l'Opposition, le maintien d'un sit-in au centre ville de Beyrouth, et le blocage complet du fonctionnement du parlement.
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Pour la forme, il se présente comme conciliateur. Mais il ne cède rien sur le fond. Il est trop tard pour demander un gouvernement d'entente avant les élections présidentielles. L'Opposition a échoué dans cette demande. Sa proposition dévouée d'avoir laisser cette demande de l'Opposition est une plaisanterie. Il fait fonction de porte parole de l'Opposition qui exige le choix d'un président qui devrait respecter sa politique antidémocratique, de préservation du monopole des armes entre les mains de HEZBOLLAH et des droits de veto de l'Opposition sur les décisions du gouvernement.
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Cette invitation au dialogue se fait dans une ambiance comparable à la table du dialogue de 2005-2006, où les membres de l'Opposition armée se mettent en face de personnalités libanaises sans armes. Et on prétend qu'on est démocrate! C'est une caricature méprisante de la démocratie. Il n'y aura jamais de dialogue constructif que lorsque toutes les parties sur le sol libanais seraient sans armes! Comment prétendre être démocrate alors qu'il a fermé le parlement pour interdire aux députés normaux, (sans l'aura de chef de clan armé), de pouvoir appeler l'opinion publique sur ce qui se passe, et de pouvoir dialoguer en toute transparence avec les représentants du peuple ?
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Cette situation a obligé la Majorité à chercher un appui politique et probablement militaire des forces multinationales acheminées au Liban sous les ordres des Nations Unies. Ce qui pourrait freiner l'agressivité de HEZBOLLAH et des pro syriens.
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A la manière des chefs de maffias, les principaux chefs politiques libanais se battent pour le pouvoir dans une ambiance de peur du terrorisme et de la violence. L'équilibre des menaces réciproques les obligent à continuer à chercher un terrain d'entente pour le partage du pouvoir. Ce qui n'a rien à voir avec une vraie démocratie. Ils ne sont pas entrain de chercher à aider le citoyen. Ils se battent pour préserver leurs parts dans les pouvoirs de l'Etat.
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Dans ce raisonnement, j'invite le citoyen libanais démocrate qui souffre de ces scandales qui nous appauvrissent tous, à se poser la question suivante: est ce que vraiment les pays étrangers manipulent les libanais pour leurs intérêts impérialistes ou bien ce sont les féodaux libanais qui attirent des appuis étrangers pour renforcer leurs positions dans une bataille de partage de privilèges dans ce qui reste de l'Etat libanais ?
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A mon point de vue, le mal vient du système de fausse démocratie entre les féodaux libanais qui se battent pour le pouvoir et qui facilitent les ingérences des pays étrangers. L'appauvrissement de la plupart des libanais les rend incapables de réagir face aux pouvoirs de l'argent des féodaux. Chaque féodal crée des associations de charité pour fidéliser ses partisans. Le jeune libanais ambitieux n'a qu'un seul choix depuis l'indépendance du Liban en 1943. Il migre à l'étranger pour se former et trouver du travail. La désertification de la jeunesse par migration à l'étranger permet aux féodaux de continuer à piller le pays et aliéner ceux qui restent.
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L'exemple aigu actuel est évident dans la démarche de Monsieur Nabih BERRY. Les menaces de l'Opposition de terreur et de < la méchanceté volante > selon sa propre expression, sont contrebalancées par les pressions politiques occidentales avec la présence des instruments de menaces de terreur que représentent les armées des Nations Unies autour du Liban.
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Encore une fois, je dis que l'action politique au Liban évolue comme un équilibre entre des chefs de maffias. La peur de la terreur pousse les uns et les autres à rechercher l'ouverture d'un nouveau dialogue. Mais chaque chef de maffia ne veut pas céder aucun de ses privilèges bâtis depuis des dizaines d'années.
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Alors que dans les démocraties modernes, l'homme politique s'inquiète de la sécurité et du niveau de qualité de vie des citoyens, l'homme politique libanais est prêt pour créer une guerre civile s'il n'a pas une part dans le pouvoir de l'Etat et les corruptions financières bien connues dans l'ensemble du système libanais.
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Face à ces maffiosi aux pouvoirs héréditaires au Liban, nous reconnaissons des nouvelles personnalités libanaises démocrates et capables d'amener le Liban vers des réformes modernes pour les droits du citoyen et non des chefs de clans. La plupart de ces démocrates se trouvent solidaires de la majorité actuelle et du Mouvement du Général AOUN. Les différends entre ce Général et les chefs du groupe du 14 mars (La Majorité) est une faute monumentale contre l'indépendance et la sécurité du Liban.
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Mais, la plupart des chefs féodaux actuels verrouillent l'Etat et empêchent des réformes indispensables pour une démocratie moderne.
II – La position de l’ADFTL.
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La raison de l'existence de l'ADFTL est d'oeuvrer pour des réformes démocratiques en vue de responsabiliser les hommes politiques devant le citoyen électeur et d'empêcher les tractations et chantages entre eux. Mais, nous n'avons pas assez de moyens nécessaires pour peser dans ces conflits des < gens puissants >.
2
L'Opposition actuelle qui a des attitudes antidémocratiques continuent par la démarche de Monsieur Nabih BERRY à pratiquer le chantage pour préserver une partie du pouvoir de l'Etat et les privilèges acquis grâce à la tutelle syrienne sur le Liban.
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Le rejet du dialogue avec Monsieur Nabih BERRY est difficile à comprendre par les gens qui ne suivent pas de près le conflit libanais. Mais les menaces faites par l'Opposition de créer une guerre civile sont claires. Les chances d'amener l'Opposition à devenir respectueuse de l'Etat et du jeu démocratique sont minimes. Après tout ce que la Majorité a fait dans la direction des réformes, de la démocratie et de l'indépendance, il n'est pas question de céder. Il faut un président démocrate pour l'avenir des jeunes libanais démocrates et indépendantistes.
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Il est évident que lorsqu'on demande à un candidat d'avoir au moins les deux tiers des députés pour être élu, il sera obligé de faire des tractations et subir des chantages. Il est amené à faire des promesses pour préserver les privilèges de ceux qui ont un pouvoir à marchander. Tout cela n'a rien à voir avec les besoins du peuple et des gens dans le besoin.
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Dans une démocratie moderne, on sélectionne le meilleur candidat selon son programme et ses propres convictions. La compétition finit entre les deux candidats les mieux placés après un ou plusieurs tours de présélections. La moitié des votants plus un suffisent à élire un président de la république.
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Au Liban et selon sa Constitution, au premier tour, il faut l'appui des deux tiers des députés inscrits au parlement pour élire un président. Ce qui est difficile à obtenir s'il y a vraiment liberté et démocratie. Au deuxième tour, le président peut être élu avec 50% des députés inscrits au parlement plus un. Cette dernière situation peut aussi être difficile à obtenir. Il peut y avoir des bulletins blancs. Il peut y avoir des députés qui ne viennent pas pour voter. La moitié plus un font 65 députés du parlement libanais. Si aucun candidat n'a 65 députés, le Liban se trouvera en crise d'absence de président de la république. La Constitution actuelle du Liban est défectueuse dans ce domaine. Il faudra réformer pour une sélection automatique d'un président après plusieurs tours de compétitions pour choisir le meilleur et pas forcément celui qui fait des compromissions face à des chantages pour rassembler 65 députés ou plus. La compétition par des présélections à plusieurs tours permet à la fin d'imposer l'élection d'un président qui obtient au moins la moitié des votants plus un quel qu'il soit l'absentéisme.
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Au total, dans le respect de la Constitution actuelle, l’opposition doit accepter le désarmement et le fonctionnement démocratique de l’Etat libanais pour qu’une entente soit possible. Autrement, les députés qui travailleraient vraiment pour l’avenir du peuple au Liban doivent agir dans le sens de l’élection d’un président qui s’engage aux principes suivants, même s’il n’est pas soutenu que par le moitié plus un des députés:
- existence d’un seul Etat de droit, démocratique ;
- désarmement de toute personne sur le sol libanais sauf l’armée et les services de sécurité ;
- tout conflit politique doit être géré au parlement et non dans la rue ;
- tout conflit juridique doit être géré aux tribunaux impartiaux et libres de toutes pressions.
- une politique économique favorisant le travail de proximité avec des salaires suffisants et justes.
Ces principes me paraissent exister dans l'esprit des députés de la Majorité du 14 mars et du Mouvement Patriotique Libre.
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ADFTL / Fausse démocratie des féodaux libanais
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