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Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL). |
Le 10 septembre 2007.
Comment chercher l’entente dans l’élection présidentielle
de 2007 ?
I- Les faits.
1
Par la voix de Mohammad RAAD, député du groupe <Fidélité pour le Résistance> de Hezbollah sur la chaîne de télévision ANB, le 9.7.2007, on établit :
- que l’Opposition n’acceptera pas un nouveau président de la république s’il n’est pas issu de l’exigence d’un quorum des deux tiers des députés ;
- que cette position est clarifiée par le refus net de tout président élu par la moitié plus un des députés ;
- que l’exigence d’une entente dans le système politique libanais va conduire tôt ou tard à se retrouver sur la table de dialogue ;
- qu’il faut un président d’entente ;
- que ce futur président ne doit pas désarmer les milices de Hezbollah qui sont appelées <la Résistance> ;
- et qu’un conflit avec les palestiniens armés dans les camps est une ligne rouge.
2
Après la chute du groupe armé terroriste de <Fateh al Islam> au camp de Nahr el Bared, il est évident que des petits groupes terroristes sont dissimulés sur tout le territoire libanais.
3
L’armée libanaise agira sans doute pour la sécurité et l’unité du pays en cas d’élection d’un président d’entente nationale. Mais son attitude sera moins évidente si cette armée se retrouve entre deux groupes en conflits ouverts entre la majorité et l’opposition.
4
Que fera-t-il le Conseil de sécurité des Nations Unies si la guerre civile se déclenche ? La réponse est inconnue.
5
Les groupes de la Majorité sont conscients de leur droit constitutionnel de pouvoir élire un président par la moitié plus un député en cas de besoin, dès le deuxième tour des scrutins.
6
Le groupe de Tripoli, par la voix de Mohammad SAFADI, se déclare en faveur d’une élection d’entente par l’exigence d’un quorum des deux tiers des députés pour cette élection présidentielle.
Avec la position de ce groupe, la majorité actuelle du gouvernement Saniora risque de ne plus s’imposer par un nombre suffisant de députés en faveur de la solution d’une élection par la moitié plus un. Elle peut devenir minorité.
7
Les principaux candidats à l’élection présidentielle commencent à se rapprocher du centre par la modération de leurs propos pour se positionner comme candidats présidentiables par la voie de l’entente.
II – La position de l’ADFTL.
1
L’ADFTL se préoccupe de l’avenir du citoyen et de sa qualité de vie ou de survie dans cette ambiance macabre qui dure depuis 1969.
2
Nous n’intéresserons pas à un candidat plus qu’à un autre.
3
Ce que nous voulons est un Etat démocratique respectueux des droits de l’homme et des lois internationales en faveur de la protection de la personne humaine.
4
Aucune confiance n’est établie d’avance envers tout groupe politique libanais.
5
Compte tenu de la situation actuelle, un libanais ne peut pas continuer à vivre normalement sur le sol libanais, s’il n’y a pas le minimum suivant :
- existence d’un seul Etat de droit, démocratique ;
- désarmement de toute personne sur le sol libanais sauf l’armée et les services de sécurité ;
- tout conflit politique doit être géré au parlement et non dans la rue ;
- tout conflit juridique doit être géré aux tribunaux impartiaux et libres de toutes pressions.
- une politique économique favorisant le travail de proximité avec des salaires suffisants et justes.
6
Alors l’entente serait bonne mais à quel prix ?
Un nouveau président d’entente nationale qui s’engage à respecter le minimum cité au paragraphe 5 ci haut est une solution d’avenir.
La majorité actuelle du gouvernement Saniora ne serait pas lointaine de cet esprit.
Mais quelle est la réponse de l’Opposition ?
Est-ce que l’Opposition accepterait le désarmement et s’intègrerait dans le gouvernement d’entente nationale ?
Ou, l’Opposition continuerait ses chantages par la menace des armes pour exiger sa politique anti démocratique et anti occidentale (anti modernisme) ?
7
Nous sommes lassés des idéologues de la mort, de la culture du martyr, et de la destruction pour des idées fanatiques. Il n’y a aucun espoir de redressement économique et social dans cette ambiance.
8
Il y a donc à exiger des conditions minimales pour l’entente. Nous n’avons pas d’avenir au Liban s’il n’y a pas de désarmement complet de toute personne sur le sol libanais, qu’il soit de Hezbollah, palestinien ou de tout groupe vivant sur le sol libanais.
9
Les militants de Hezbollah qui se considèrent résistants contre Israël doivent accepter leur intégration dans l’armée libanaise. Ils ne doivent agir que sur l’ordre du gouvernement libanais.
10
Au total, l’opposition doit accepter le désarmement et le fonctionnement démocratique de l’Etat libanais pour qu’une entente soit possible. Autrement, les députés qui travailleraient vraiment pour l’avenir du peuple au Liban doivent agir dans le sens de l’élection d’un président qui s’engage aux principes cités ci haut au paragraphe 5, même s’il n’est pas soutenu que par le moitié plus un des députés.
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ADFTL / Cherchons l'entente présidentielle!
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