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Association pour la Démocratie Forte
Transparente au Liban (ADFTL). |
10 avril 2007
ADFTL/Actualités libanaises d'avril 2007
Réflexions sur les actualités politiques et économiques libanaises
Le 10/04/2007 : Le réveil du racisme et de la xénophobie dans la campagne électorale présidentielle française d’avril 2007. Le même problème est plus important au Liban.
Les faits :
La campagne électorale présidentielle française actuelle est dramatique dans l'illustration de la focalisation du débat sur le thème principal de l'immigration, du racisme et de la xénophobie. Les candidats et les médias focalisent sur quelques thèmes en pensant faire la différence sur ces thèmes pour pouvoir gagner l'élection. Les vrais problèmes de société sont sous estimés. Le futur président français risque d'être choisi sur le seul thème de la maîtrise de l'immigration.
Ce phénomène est lié à l'exacerbation mondiale des conflits ethniques et religieux avec montée du terrorisme idéologique.
Au Moyen Orient et au Liban, les réflexes religieux et ethniques continuent à paralyser les tentatives de fonctionnement démocratique.
L’ONU avait autorisé l’armée américaine de libérer l’Iraq d’une dictature afin que ce peuple puisse vivre en paix et dans la démocratie. On constate avec tristesse que l’endoctrinement confessionnel et anti occidental des masses populaires les a poussés dans la guerre civile fratricide à cause de l’intolérance idéologique et religieuse.
Au Liban, et depuis deux milles ans, l’intolérance religieuse est permanente. Le racisme est entre les citoyens du même pays. Il y a environ dix sept obédiences religieuses accumulées à travers les siècles par l’immigration de minorités qui ont été persécutés au Moyen Orient.
Depuis l’indépendance en 1946, quelques personnalités libanaises avaient réussi à formuler une constitution tolérante pour former un État libanais pour toute la population. Le libanais reste principalement fier de sa famille et de sa religion. Son pays vient après et en fonction de la préservation de sa doctrine religieuse. Dans cette situation, il a été difficile de réunir les modérés, et mettre hors d’état de nuire ceux qui sont extrémistes. Ce fragile Liban a été mis en éclat lors de la guerre civile de 1969 à 1990. L’occupation syrienne du Liban avait continué jusqu’à 2005 en favorisant le pouvoir musulman pro syrien et appauvrir la communauté chrétienne.
Depuis 2005, et après le départ de la Syrie, la Révolution du Cèdre aurait dû provoquer un changement total du pouvoir si on était dans un pays normal. Au lieu d’une ruée massive vers la démocratisation et la liberté, on assiste à un réveil du terrorisme physique et psychique du racisme religieux et idéologique. Cette situation est aggravée par la manipulation des services secrets syriens et les chefs de clans libanais qui fonctionnent pour les intérêts de leurs clans au détriment de l’intérêt général.
Position de l’Association :
Dire que nous vivons dans un pays démocrate n'apporte rien en terme de garanties de faire respecter ses droits surtout si les débats démocratiques sont entre des chefs de clans. La lutte pour la justice sociale doit être continue et entretenue par les citoyens militants ou syndiqués et rodés aux vraies règles démocratiques dans un climat de liberté d’expression et absence de menaces. Les candidats politiques sont tentés de déformer les problèmes et de manipuler les médias pour arriver au pouvoir. S'il n'y a pas de militants capables de réagir publiquement contre les aberrations socio économiques, même dans une démocratie, on peut aboutir à une dictature arriviste source d'injustices. Il ne faut pas donner à un candidat une carte blanche pour gérer tous les problèmes du pays au prétexte qu'il a donné une promesse sur quelques sujets pendant sa campagne électorale.
Nous préconisons une vraie démocratie parlementaire libanaise où les députés restent libres de juger le gouvernement sur chaque action et chaque projet de façon continue, indépendamment des critères religieux. Nous voulons des parlementaires qui neutralisent le racisme idéologique et religieux. L’État laïque avec égalité des nombres des responsables politiques entre musulmans et chrétiens peut aider à éviter la méfiance inter confessionnelle.
Il faut des nouvelles règles de fonctionnement de l’État qui amènent les hommes politiques à gérer le pays en fonction de projets socio économiques totalement indépendants des influences du racisme et du confessionnalisme.
Il nous faut aussi que les pays limitrophes s’arrêtent de faire des ingérences subversives dans notre pays.
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