Association pour le Démocratie Forte Transparente au Liban (ADFTL)
ADFTL/Actualités libanaises du 15 mai 2007
Réflexions sur les actualités politiques et économiques libanaises
Le 15.5.2007 : la paralysie de l’État libanais continue avec des attaques verbales réciproques des politiciens libanais et des successions de propos menaçants.
I- Les faits :
Le 10.5.2007, le Conseil de Sécurité de l’ONU s’inquiète des livraisons d’armes à HEZBOLLAH à travers la frontière syrienne.
Le 10.5.2007, Mr Bachar AL ASSAD, président de la Syrie, a déclaré qu’il n’y aura pas de coopération avec un tribunal international pour l’assassinat de Rafic HARIRI s’il y a interférence sur l’autorité de l’Etat syrien. Les chefs politiques syriens auraient une immunité. Et s’il y a des syriens inculpés ils seraient jugés par la justice syrienne.
Des médias ont rapporté que la Russie considère qu’il y a lieu de prévoir une immunité des chefs d’État contre le tribunal international de l’assassinat de Rafic HARIRI.
Le 10.5.2007, Mr Ghazi R. AAD, Support of Lebanese in Detention and Exile ( Association SOLIDE), a écrit une lettre à Mme Condoleezza RICE, secrétaire d’Etat américaine, en demandant une enquête internationale sur les enlèvements, tortures et crimes perpétrés par les services de l’occupation syrienne depuis 1976 au Liban. L’armée syrienne aurait commis des crimes contre l’humanité au Liban.
Le 10.5.2007, à la suite d’une réunion des députés du sud qui s’opposent au gouvernement SANIORA et qui sont principalement de Hezbollah, leur déclaration révèle les dommages suivants de la guerre de juillet 2006 :
- 846 morts,
- 1212 blessés,
- 5868 maisons complètements détruites,
- 29000 maisons endommagées.
Ils ont accusé le gouvernement de retarder les aides. Le citoyen averti peut deviner combien de dommages supplémentaires ne sont pas signalés et qui est à l’origine de la responsabilité de ces dommages de la guerre.
Le 10.5.2007, Mr Amine GEMAYEL avait dit qu’il est difficile de faire retirer les armes de HEZBOLLAH. Il a réclamé le retour au respect de la Constitution et le dialogue.
Le 10.05.2007, Mr Samir GEAGEA a déclaré qu’en cas d’obstacle empêchant l’élection d’un président de la république, le transfert des pouvoirs du président à l’autorité du gouvernement est une solution.
Dans cette proposition, les Forces Libanaises se rapprochent du programme de l’Association pour la Démocratie Forte Transparente au Liban qui souhaite que l’autorité de l’État soit entre les mains de 12 ministres d’État. Proposition de l’ADFTL : « Un Conseil de Gouvernement de 12 ministres d'État dont cinq chrétiens, cinq musulmans, un laïque d'origine chrétienne et un laïque d'origine musulmane, tous élus au suffrage direct pour remplacer le président et le premier ministre, est une formule qui rassure toutes les communautés du Liban. Toute décision se fait à la majorité de 8 sur 12 membres de ce Conseil de Gouvernement (deux tiers). C'est une formule intermédiaire entre l’unanimité impossible et la majorité plus une voix ». Cette dernière formule (d'une moitié plus une voix) ne sécurise pas le Liban car elle risque de diviser le pays en deux groupes de forces égales avec manipulations religieuses et régionales.
Le 13.5.2007, le Général Michel AOUN présente des critiques sévères contre le groupe du 14 mars au gouvernement SANIORA. Il a signalé les dettes, la corruption, l’absence d’action de l’appareil judiciaire, les mensonges, des réseaux menaçants, vol de l’argent public, violation de la Constitution et des lois, gouvernement soumis à l’étranger, nécessité de changement radical du gouvernement, et une entente impossible avec une maffia au pouvoir.
Le 13.5.2007, Mr Talal ARSLANE, druze, a critiqué l’entreprise SOLIDAIRE qui a détruit le centre ville de Beyrouth, avec corruptions des gens au pouvoir. Il veut continuer le sit-in au centre ville.
Le 13.5.2007, Mr Rafic CHLALA, Conseiller du président Mr Emile LAHOUD, a dit qu’on ne peut pas garder un gouvernement qui n’est pas soutenu par la moitié du peuple libanais.
Le 15.5.2007, pour la neuvième semaine, les députés de la majorité sont allés au parlement pour réclamer l’ouverture de session parlementaire. Le député Ali AMMAR a fait savoir que Mr Nabih BERRI, president du parlement, n’accepte pas d’ouvrir le parlement sous pressions et a le droit d’utiliser ses prérogatives. Il a proféré des menaces contre le gouvernement Saniora ensuite de la demande par ce gouvernement de la création du tribunal international par l’ONU avec mesures contraignantes.
II- Réaction de l’Association :
1
Face aux multiples attaques verbales entre la majorité et l’opposition, notre sentiment est celui du citoyen dégoûté de ces politiciens et la façon par laquelle ils font la politique. Nous sommes inquiets du niveau de vie des libanais dans cette ambiance des blocages politiques et économiques sur un fond d’inquiétude sur la sécurité et la paralysie des services publics.
2
La présidence de la république reste bloquée par Mr Emile LAHOUD qui fait obstacle à toutes les décisions du gouvernement. Le Président du parlement, Nabih BERRI, empêche les députés d’agir en refusant d’ouvrir la session ordinaire du printemps. Le gouvernement de Fouad SANIORA est taxé d’inconstitutionnel n’ayant pas des ministres chiites en fonction au gouvernement. L’accord de la participation politique de 1943, l’accord de Taëf de 1989, et la Constitution ne sont pas respectés par la plupart de nos dirigeants. Chacun prétend vouloir sauver la nation. Mais aucun n’agit dans le bon sens.
3
Actuellement, notre Association débutante n’a pas les moyens de provoquer des effets rapides et forts pour solutionner ces problèmes. Mais des actions à court terme seront faites auprès des différents députés pour encourager des solutions pacifiques dans le respect de la Constitution et des règles démocratiques. A long terme, il nous paraît évident qu’il y a lieu de réformer en priorité la loi électorale afin de réaliser des élections libres et équitables. Ensuite, des réformes sont nécessaires pour fusionner la Constitution avec l’accord de TAEF et l’accord de 1943. Par la suite, il est évident que l’ensemble des lois de l’État libanais ont besoin de réformes par un parlement libre et élu démocratiquement.
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